Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

11ISTOIHE SOCIALISTE la mélallurgie, dC's mClau). prêricux, des fils cl tissus, puis de:- arliclf's dr Paris. 1.n diminution du personnel cl des affairPs, qui est en morcnnr de 51, 0 0, ,·a jusqu·à ï5 OOdaus celles-lit. Le gouwi-ncrncul dnl a,·cordcr :1deu~ d'entre clics un sccou,·s c1·argeul: 1,00.000 fram·s i,cclle de, mcul,lcs. 200.000 :1 l'Cllc d<'s bronzes. Dans la (·ar-rosscrir, , 11 la g-rt'•n• dr.., richC''i, la ,·ente a diminué de 80 i, !)0 0.0. L'i1upriu1eric des linrs i1perdu fiOO,O; l'anlr(•, 2~, 010 seulrme11t, à rausc de-. journaux, aflichrs;, cii-rulait"e:,. On ne \'OÏL gui·l'e que la fahrÎ((IIC d't.~quipcm(•nts rnilitairf', qui ait 20 0,0 cl'aug-rnentatio11, par<·c qu'il a fallu habiller la garde 11alionalc. Cc qui clominc. dans la l'Ït~ p:u·isicnnc, c'est la prtitc indu~tric. Sur (i't.000 patron!) 1·ct'<'ll';és, :tl.000 tr·a,·aillcnt Sl'tils ou 11"ont qu"un ou,Ticr. Quant ù ln population Ou\'rÎè1·c, qui se ('01npo~<' de :Vi'l.. ~,:10 pcrso11ncs, dcrnt J 12.981 ft•rnmes c-t 2't.ïl'1 enfants au-dcssou!'- d<' lü aus. elle se di,is<' "" ((Uatre t·ouches sodalcs dont les conditions et les t."ara<'lè.-rC'~soul assrz di fffrcn ls . .\,,ant lout, les on, ricr~ de la falJl'iquc de Pa1·is proprrmcnl dite bijoulir-rs en, 1'3Î el en fou,., bronzirrs. ou,riers en é,cnlails, <'11 jouc-ts, rlc .. Ceux• là sonl lrs plus pa1·isif•11s de tous. Ils ,i,cnt r11 famille rl sonl sédentaires.' EH'<'1'\"31ll des mdirrs qui t.·tmfinent a ra1·t. ils ont l'espl'it "if ('t le g-0til aninC: il!'> :-.e se11tt..•11tplu.., prt-.s du patron cl 11(' déscspèrrnl pas de pou\'oir ~ 1C'lablir ù lr11I' compte le jour où ils uuronl quf•lqucs l•conomi(•s. C'est une cl:i-.sc qui a--pir(' tl toud1r à. la petit<' bourgeoisie. mais qui est "iolemment rrj(•léc dans le prolt:lririal par la premit'·re cri~c oll )('-; :\lonb de piété se n·111plissr111 d'ohjcts Uc m•··nag-c et dr lamcnlahles nipprs. Les autres ou\'riers dép("ndent ~i<·n da,·antagt• de l'industrie capitaliste. Les plus malhcureu, de fou, sont CC'U\ qui tra,:.illent ;, l'aiguille. Ils compl('nl bt:aucoup de frmmrs pn1·111i eu, et ils apparlicnnrnl pour la plupart au vÎl'UX cl toujours jcnHl' système dr lri fabrique dispers,;e, du tra,·ail à dom ici Ir. Plus exploités parce que plus i,olés, ,,,,..ius pe11><'tuels asscnis à des brsognci. ol1 lïmag-iualion 111arl'hc a\'('C J,•s doigts, iis sont tout ù fait brisés et résigné.., ou ,,otontif.'rs cxaltt•s. Ils se jettent alors avec fougur dans les théories <jui leur promrttcut un all(•gc-incnt à leurs souffrances. On rcnH\r• quait, en 184ï. que drs iHl\'l'icrs taillcm·s a,·aicnt figun~ dans tous les grnn<ls p1ocès politiques. \ïe1111c11l ensuilt• ceux qui t1·a\'aill1•11t en dtanli<•r: c·c sont surtout les ouvriers du lxHirnrnt qu'on embauche sur la pince de Cri.•ve. \'rnus du Limousin, d,~ la Creus(', d'aillrurs encorr. ils forment ;, eux seuls les ï 8'"" dr ln population ou,ri,·1·e flottante. Commf' ils n'ont point lt•ur famillt.• it Pa1•is 1 h1 plupa1·1 d'entre eux vivent da11s des garnis SOU\'CDl 111isérablcs oll ils sont 10 ou J~, par chan:br~c et quclc1uefois deu, par lit. Soh,·cs el plutôt avares <1uc prodignrs, cr ~ont drs laborieux en mémt• temps. que des caractères calmes et des intelligcnres e11corc frustes. En 18118,les garnis oü ils habitent

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