IIISTOIRE SOCIALISTE 32;1 autres: impôt du sel dur,, qui élc,·c du bèlail; irnpùt direct qui pèse sur la propriété foncière, tandis que les n,leu,·s mobilières y échappent. Ils se plaignent du dl'oit donné au créancier de saisir la maison du paysan, tandis que les ,·entes sur l'l~tat sont insaisissables; de la loi qui fait bénéficier le propriétaire seul de la plus-.-aluc c,·ééc par le travail du fermier. Ils réclament. pour relc\'Cr leur condition, l'int1·oduction thcz eux de l'industri~ à domicile, nfin d"utilisel' les chùmages cl'hi,er; la division ou le défl'ichcrncnl de ce qui l'este de biens cornm111H1ln. afin d'étendre les surfaces cnblavécs et d'offri1· aux sans•lravail des terres à cultiver; l'amélioration des chemins \"Ïcinau,_ el la réduction des frais <le transport; la création des greniers d'al>oudanee, afin qu'on puisse ~ar<let· pour les années mauvaises le surplus des récoltes exubérantes. lis ,·eulent qu'on fasse un bon code de police rurale el que dans les forèls uationales on permcllc aux habitants du ,·oisinage de 1·ec11eillir du bois mort et de la litière. Ils font appel à 1'1::tal pour l'eboisc1· les pentes dénudées. pour endiguer les torrents, pour il'l'igucr ou drnine,· les champs, pour i111poser la salubrité des maisons dans les villages, JJOlU' répandr(" l'instruction agronomique. Ils dressent une liste de travaux i, effectuer telle quP re)..écutioo, au dire du rapporteur, en pourrait remplir au moins un siècle. On peut constater aussi dans cette Enf1uète une préoccupation de relever la dignité dts cultivateurs. Plusieurs de ceux qui parlent. en leur norn imaginent pour cela de cul'Ïeux moyens. Ils demandent que, pour honorer l'agriculture, on crée une fête annuelle des la.bout'eurs cl une décoration qui leur soit ré.scrvèc: que. pour l'encourager, on multiplie les concours, les primes~ le:-. récompenses, los hospices oll seront recueillis les invalides du ll'avail agricole, el des écrits, voirr m~me <les tournées de prédicateurs, chargés de faire ressortir la grandeur cl la beau lé de la vie champêtre. Dans le dossiel' conservé aux .\rchivcs de la Chambre les pièces oll sonl énumérées ces demandes des paysans manquent fréquemment. Une note au nonce alors qu'elles ont été rêclarnées par le ministre compétent, preu"e qu'on y allachait une grande et légitime importance. La Constituante fit montre à cet égard d'une ferveor 1néritoirc: proposition de créer un l\liriistêre spérial de l'agriculture, projet d'organiser une représc11tatjon des inté rèts agricoles, projet qui aboutit à la Législative, le 20 l\lars 18:;t, en instituant des Comices, une Chamb,·e d'agriculture par dl'partement et un Conseil géoéral de ragriculture siégeant;\ Paris. Un homme se distingua surloul 1>ar s011 initiatixe: ce fut Tourret. durant son ministère. Il fit ,·otcr un plan grandiose d'enseignement agronomique (3 octobre 18481. Ou devait fonder par département une ferme-école, dont l'enseignement serait élémentaire et pratique; au,.dessus, des écoles régionales dont le no111breétait à déterminer; cl, au sommet, un institut national agronomique qui de,•ait être établi à Yet"- sa.iUes et devcnÏI' comme !'École '.'iormale supérieure de l'agriculture. De,
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