Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIRE SOCIALISTE Saint-ltlicnne, oi, il y avail, 11011 plus deux, mais trois inlén~ls eu pn~scncc; les ouvriers, les fabricants el. entre eux, les chefs d'atclie,·, it la fois salari(·s et salaria11ls. On se tira d'embarras en faisant nomrnel' le Conseil des prudhommes par t,·ois assemblées élcctm·a.lcs au lieu de dcu\'.. La loi nou,elle était loin d'ètre parfaite. Elle laissait de cùlé les Icrnmes. Elle n'acco,·dait pas <l'i11dc111nitèaux délégul·s. cc (Jui faisait une- assez lourde <·harg-c de l'honneur dont ils étaient rc,·ètus. Les prudhornrne-, 11c dC'venaient pa~ cc qu'ils aur;iicnt pu et dll t~lrc d'après l:1 eonreption d<- Flocon, les juges de paix de l'industrie cl de- l'agriculture. ~\lai~ cllt..•n'en t>lail pas moins une de celles qui concédaie11t le plus aux ou,ricr~. au point CflH' les. patrons ~c plaignirent ù leur tour de ne pas t'.trc suflîs.a,nment 1·eprl·!H·ntCs dans cc trihunal, pa,·cc c1ue le vote des ou,-ricr·s dé/i~nait plu~ volonticr~ comme juges les eontrcmait1·es que les ,naitres. Elle échappa pourtant it un remaniement. \'oili, résumccs :, g-ran<ls. traits les modifications qui furent apportées, , sous la Deuxième République, au régimr du ll'ël\'HÎI. Ellr~ soul ducs rarcnwnl à lïnitiati,·c patronale. souvent ù l"action des Sociélt.~s 011\'rÎèl'cs, parfois it l'autorité locale, le plus frt'·quemment à l'inte1·\'cntion de la loi. Quoique portant sur une grande va1·iété d'objets, elles peu,·cnl se ranger sous trois eh(•rs; elles 011l pour but, dans la pensée de ceux qui 1(•5 opèt·cnt, soit de ' protl"ger les tra,,ailleurs dans leur sanl(• physique el morale, soit de leul' assurl'r la liberté el l'l·galité dans leurs rapports axec les patrons, soit de pr(-"Yrnir ou d'arr•anger les conflits qui sur\'ÎCnnent c·ntrc eux cl leurs employeurs. Certes elles sont loin d'atteindre le b111 dsé: les pas en avant sont suivis la plupart du temps de pas (•n arrière, Mais. nu:d;.;Tél'ht"sitation de la rnan·hc el les rectils, il y a une orientation nouvelle ,·ers une 1ncilleurc <·ondition du prolétariat. ~[ou\'c111c11t syndical, code ouvrier, économie :,,ocialc, autant de choses qui datent vraiment de J8t,8 el qui sont de puis1,anls agents de 1·elè-vemenl pou 1· la classe ou,rière ! Cl I.\PITBE \ï ln.stil11tions de prévogance et tfassislanc:e. C.ettc étude des co1H.litions nou,·cllcs faites au lra,·ail serait incomplète, ~i nous n'y joignio11s celle des institutions de pré,,o,11an(·e el ll as.;;ütance qui furent alors créées ou proposées. Elles forment deu., groupes distincts el Yoisins qui ont un caractère commun: clics n·ont ni pour but ni pour effet d'affranchir le prolétariat; elles visent et aboutissent seulement i, lui rendre la ,ic plus facile cl plus sù1·c; mais les prcmièa·es pour·raient prendre pour de\ise: - .\ide-toi et l'on t'aidera-, les autres promcllenl du secours à <1uine peul plus s·en pa,scr.

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