IIISTOIRE SOCIALISTI, dr:, déchets de soie, bcsogn<" meurtril·1·c, sïl en fut, tornplaient 2'.l :'1 '.23OO dr phtisiques. quand la moyrn,~e étail ailleurs d(• '•à,). Après de sérieux débats. le ll'avnil fut autori~ê tacitemC'11l dans les c.·011- ,·ents. fornicllrment dans les t·ascrnrs; rétabli dans ks priso11s 1 il pouvait t·trr affc,·mé ou mis en régie. Seulement les produits dcvaicul t'.trl', autanl qur possible, réscr\'é~ it ]a consommation de l'Etat, c-'esl-à•dirc- employés, au lieu d't"•trC' ,cndus, aux besoins de l'armée, de ln ,uarine, drs hospices. E11 somme. on en rcn~nait à peu J)l'ès au r(•gimc pratiqué a,·anl J8',8. :1 l'cxploil;ltion des prisonniers et ;1 leur concunencr ruincu:-.e avec." Ir tra,·ail lihn·. :\tais il donnait prise i1tant de critiques qu·on son~eait à le rt~former, quand ,ur, int le Coup dï::tat. ll' mnrf'lwnd(lge. - Quelques-unes des 111{'s111·cs que 11ous \Cnons de passer en renie touchaient aux l'apports entre patrons et ouvrie,·s. :\lais il en t-Sl qui s'y atlaquèrent plus dircclC'mcnt. Le décret du :! mars 18',8 abolit le mar('handage. Cc mol a\·ait, en cc temps•là. un triple sens. Il signifiait d'abord la concession d'une entreprise i, un sow,;•entrcp1·encm·, à 11n hirhcron qui devient 1111intermédiaire entre Ir prrmier concessionnai1'c et les. ouYriers et qui, naturcllc1ncnt, ayanl à se réc11pi-rer du pri:\. qull a payé, exploite et parfois opprime ceux qui sont sous ses ordres. Cette pratique existait surtout dans lïndustrie du 1,;_i.timent. .Jfarrlwndoge voulait dire aussi travail aux pièc('-.. On l'appelait alo1·s mardwndage pièfard. Enfin, dans le troisil·rne sens, c'était la 1·épartition de la hf"sog-ne à faire entre dc-s ouvriers associés. Il était. en ce dcrnjcr <·as, une \ariéh~ du rontrat collectif cl<" travail. De ces trois mal'chandages, le premier seul avait été aboli par le GouYcr11emcnt pl'O\Îsoire et le décl'el le disait en termes c-xprès. 1'1ais, dans (("s po1émiques qui sui\·irent, on négligoo de faire celle distinction. 'l'hiers, dans son lin·e : De la proprielê, argumente tout le temps est-cc m(•prise ou habilf'té peu scrn1,uleusc? comme si l'on avait ,•onlu supprimer le travail aux pièces. En tout cas le marchandage devint une des choses que la l'éaction bourge-oisc s·elTorça de restaur('r. Cc lra\•ail pris à forfait par un sous-traitanl, qui en devenait responsable, facilitait singulièrcm~nl leur l<lchc aux gros entrepreneurs. Comme l'abolition en avait été p1·ononcée par le décret qui limitait les heures de travail, on \·oulut abroge,· du mèrne coup les deux dispositions. Buffet, dans son discours, déclara qu'il fallait l'établir le marchandage; sinon. disait-il,c'est interdire aux ouvriers intelligents l1espoir de s'élever,de devenir à leur tour chefs et patrons. Rien pourtant ne rut décidé, peut•étre parce qu'on pensa qu'il valait mieux laisser sombrer en silence uoe , disposition chère aux ouvriel'S. Elle ne fut pas al,..ogée, si bien que, par un singulier retour des choses, le ministre du commerce, le 10 aoùt 1899, a pu remettre en vigueur un article simplement tombé en désuétude.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==