HISTOIRE SOCIALISTE 2Hi repos hebdomadaire inscrite clans la loi. ~lontalc111brrl fil un rapport fa,·ornble {16 Déce111brc 1s;;o ; 111aisla loi ne fnl pas discutée. Sc11lc111cnldes circulaires 111inistirielles (20 ~lnrs 18~9 - JO :'io,·e111brc 1851 orclonni•rent qnc. tous lrs traYaux publics seraient suspc11<lus Je Dinwnthc, .lfin de manifeste,· <( le ,·cspert traditionnel qui s'est de tout temps attach(• au jour ·<'011,at·r(' pa1· les lois religieuses au repos, au culte elù la famille.• Jl y avait là plus de dl·férc11cc pou!' ri::g-lisr qur d<' sympathir pour 1<'~ oun~iers. On peul eu juger par la mau\·aisc observation de la Joi drs dot1z(' heures. Plâintes el menaces de grève abondè.·1·cnt: les contra,cntions furent punir<;t de fat.·on dCrisoirc. parfois d'un franc d'amende: très rarement lt.-s soci~··t<~sou,Tièrcs ::-c trou,l.'1·cnt assez fortes pour imposc1· le- respect de~ règlements. En mai 185J. <le nombreuses ('Xfcptions furent encore apportéC'!- par décret ù l"a,·ticlr l" de la loi du () Sep1e111brc JSt,8. "•ll(ré tonl il sied de saluer eettc date au passal(e. Elle est le point de départ de Ioule la législation qui depuis 101·!-, en France et ailleurs. s'élabore pour assurer ù la classe ou,Tiêre le d1·oil au loisir. /.,;oisproterlrin•s des femmes et de.;, âpprentis. - D'autres pas furent faits dans )a même ,·oie, d'abord cn fa,cur des femmes ('l des enfant'-'. Les enfants étaient J)l'Olt..··gés JHll' une loi ,·oh··e en 181 11. l.es fcmmc-s avaient. étê laissées de t.·oté. \Yolowski. qui ne \'oulaitpa~ qu'on proté~e;H les hommes, $OUS pn.'·tc:\.te qu'ils t:laicnt a~s<'z forts pour se protéger cuxmèmcs, fut plus gt:nércux à l'ég-.1rd des femmes. Il proposa au Comité du travail une série de mcsul'CS df.'sl i 11t:cs it lc-s <h;fcndrr coutre l'exploitation trop dure qu'on leur iulligeait. l"n projet de loi ful dépos,' par lui ù la Constituante. ~lais, IJien qu'appuyé ·par les Conseils gCnéraux et par }p Conseil généml des manufactures. il ne fut jamais diseuté; il rc-sta au nombre de ces ho11ncs intentions dont le Palt,is Bourbon rst pan~, corn me l'enfer. Lt!s enfants {'taienl compris dans le même projet <le loi. Au Comité du travail, '\'o)owski a,·ail demandé que rùgc légal pour leur admission dans 1cs usines ftit porté de 8 à 9 ans, cl le Comité, plus large, l':wait reculé jusqu'a 10. Un de ses membres, Dubois, avait proposé que, pour t'trc admis. le petit travailleur e,H 12 ans au rnoins el sùl lire el écri,·e. ~fois il eut pour ad\'e1·saire r,:anoux. Selon celui-ci, l'enfant est mieux à l'atelier que dans sa famille et, quant i1 l'obligation de savoir lire et écrire pou1· y entrer, il s'y oppose, plirce qu'il ne comprend pas qu.'o,i puisse interdire ,l un indwidu de travailler, sous prétexte qu'il n'a pas reçu de culture intellectuellf'. ,, On ne saurait rêver plus doucereuse tentative pour justifici- l'oppression nu nom de la liberté. Un autre représentant avait demandé de quel drnit ron ernpèchail le père de famille de tirer parti du travail de ses enfants. Le Comité a,·nil qua'!d mème adopté pour les enfants l'obligation de fréquenter une école,
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