1i4 IIISTOIHE SOCIALISTE fois une tl'adi1io11frarwaisc et l'essence nu-.mc de son soc·ialism<•. Querelles cnlr·r pat1·ons C'l ouvriers. suscilt~es par Jrs salaires, la <l11rt'•o <le ln journée, les n·J.[lenwnts d'ateliers. D,•sireux <le rapp,·orher le rarital ri Il' tra,·a il, res detn ,·11nc111Ïs Î11!u~parahlcs. l.ouis Blanc fait venir les deux purtict-o dcvn11l lui; :1insi :otonl c·onjurt'•cs par des urrangcmc11l~ provisoires les grè"cs drs mùca. nieic11s de ln grande maison Dcrosnc el Cail. des pa,curs, des cou,Teurs, des hnulangel'S, des chapeliers, des blanchiueurs,des ouvriers en papiers peints, des cochcr·s, des dl:ha1 dC'urs. des mnl'échaux, dC"s \'Îdungcurs, des zingueurs. plombiers, des scieurs de pi<•1'l'es.C'étail le germe, la naissance spo ntanée d'une institutio11 nouvelle. 1:1::tat app11raissait comme l'a1·bit1·e-n1•en tre les classC"sde la pop11latiu11 qui se trou,·cnt avoir momrntaru~ment. des inlé•rt\ts opposés. Louis Blanc fut officieusement, durant trois mois, le grand j uge de paix clans le mond,· du trarnil. Mais Louis Blanc et /\lbe1'l, le8 11iai.1·eno11<·cntàla pré,idcnce de la Commission qui est, du coup, allcinlc mortellement. Suspecte dr socialisme, elle <'tait supprimée, sans clt'-crd, dès le Hi mai; un lui enlevait sa salle de réunion; on mettait ses papiers Rous st'•q11cs11·c. Il ne )ni surv(~<·ulque le ComitU cenll'al des délt'•gul•s qui, sans bruit. mais non sans influc•nre politiqur, se maintint j11squ·en 1850, et un petit nombre d'id,•es dont b,'néflci11 la Consti, tuante par l'entremise de son Comité d11travail. On ne parle d'ordinaire que de la Com111i.,.,io11 du /,11xcmbo111'f{. Elle eut des sœurs pins nwdestes, mais ,pli ne n1t 1ritent pns l'oubli. Lyon eut comme Paris, sa Commission tl'o,·ga11isntio11 du travail, son petit Luxembourg, qui resta en per111anc11rejusqu,, ln fin <leMurs 18',!l. Elle tient ses s,'ance s clans le palais munil'ipt;I Saint-Pierre. Elle est subventionnée par le Conseil général du Rhone. Elle rnmptc une trentaine de délégués p1·is dans le s <lilfé, renb co1·ps de méticrM, et, Ît cùlé d'eux, des avocats, des négociants, un institntcu1·, 1111représentant du peuple. Elle ne se borne pas à résoudl'c pacifiquement les conflits locaux; elle envoie au Comiti<d11 traMil des projets qui font pense!' à Louis Illane et ÎI Consiclerant. A )larseille, l~mile Ollivier, commissaire de la Hépubliquc, a i11still11.' 1 de ml'mc une Commission consultati,e ouvl'ière. /\ Lille, Delescluze pl·•'sidc des r(-unions <1uiont pour but do 1·(··1ablir(( le bon accol'Cl des mait1·rs cl des ouvi-ic1·s >. A Anzin, au Creusot, etc .... des <l,'légu(·s do l'auto,·ih' remplissent le mt'me oflicc oonoil iatcur, /,es assodations 011vri~,.e.1de prnd11ction. - )lais il rPstc i, étudier la partie la plus impo1'lante du progrn111111ede Louis Blanc, celle qui, d ans sa pensée, devait a,·oii· le plus <l'influence sur l'avenir. Il s'agissait de cré er par l'association un embryon de société socialiste; de transférer pa,·iflque menl aux travailleurs la propriété des instruments <le travail; de transformer les salariés en assodés ; de fai1-eenfin, avc,· l'aide de l'~:tat, un essai coopéntif. I.e système coopératif, qu'il s'applique à la p1'0ductino, à la circulation ou
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