IIISTOIHE SOCIALISTE 27:; à la nrn:-01umalio11, rcC'hCt'('hCtoujours la s:.upprcssio11, entre cieux t·a.tégories de per:--ounes qui sonl en relations ét·onomiquc:--, d'un intel'médiairc dispendieux. Dans la produdion, t.·'csl le patron 011l'cnt1·('p1·cneu1· 1 ('Onsidél'é <·01111nc un 1·ouagc inutile el eoùte11x, qui cs:.l dircl'l(•mcnt visé. Si nous l'ompal'on:, la soeiété ('apilalislc à une fortcrcs~c, on peut dire que Louis Bla11t· l'attnquail de front, 111ontait :t l'as:--aut du n)té le mieux ch:•fcndu f'l le plus r..,,1•arpé.l'OUJ) d'audaee qui peul réussii· pa,· surpri~c, mais cpii, en fa<'c d'un ennemi résolu cl a,rrti~ a g1·a11d' l'han(·c d'aboutir· à un édtCl' désa:,;treux. Les associations ou,TiC'res d1..·produt'lion n'étaie11l pas t·hose uou,·ellc. Il rn avait existé,, Ly(111dès le X\'111' siè,·k. ,\prt'-s 18:l() Buchez et Bastide c11 a,aicnt repris et populal'isé l'idé·c. f. ♦assodation <"alholiquc des hijoulicrs en doré :nait élé fondée en 18:ll, ;, Paris avec eclle devise:'{ Chcrt·hez le royau111(' de Diru et sa justice» . .\u fond, le capitalis111e avait Î<'Î 111ontré la voie au sot·ialismc. La prospérité des grandes" <~ompagnic~ antil prouvé la puis!-ancc drs rapilaux a:-.sol'iê:,,;.Il n'esl donc pas étonnant que, dans la fièvrC"cl'enthuusiasmc qui sui, it le 2', 1-'évl'ÎCr J8 1t8, le:--as~<H'Îations ouvrières de proclul.'lÎon aient pullul(· l'l in:-piri• i1 lcul'S fondateul's des cspl·ra,u·cs démesurées. F.llrs ont en plusir111·s types qui co1Tespondc11t. en g{,néral, ,, difîérc111s morncnts de lcul' histoire. Le prC'tnÎcr 1) pc est socialisll', du moins d(" lC"ndanr{'. 1.l's sociétai1·<.'s n'entendent pas ~rulcmc11l asH1rcrleur indépendant"(' cl leu,· bien-être pc1·- ~on11els; ils vi-.cnl ;, affi·anehil' le prolétariat tout entier et lcu1·s statuts sonl de vCl·itahlcs dl·daralions des droits économiques de la classe ouv1·ièl'e .. \. ec type appartiennent l'C'llc~qui se fondèrent sous l'inspiration de Louis Blanc cl avec S(Hl concourg. ~·ayant pas u11 sou pour lc111· fournir les premiers fonds, il LOul'na la <liffi('ulté. Il leur fit.donner des commandes du gouvernement, des locaux officiels qui se t1·ouvaicnl vacants. Ai11si la prison de Clichy la prison pour dettes devenue libre par l'abolitio11 momentanée :c1e la contrai nie par t·orps) se lransforma c11 atelier ol.1 s'inslalla la ,\',>cietéfraternelle des lailleurs de Pnris. Il s'agissait de leul' procurer du 1,·a,·ail convcnahlc111c11t payC, a fit? de ne pas abaisser les salaires des ouvrières en chambre, qui Ctaie11I eornme 1., prolétat'Ïat du rrolétariat. La ville de Pal'is leur commanda 100.000 luni• qucs pour l'équipcmcnt de la ganle nationale. Au nombre d'environ cieux mille, ayant fail leur règlement, ils se mettent à l'oun·ag<' et ils prennent plusieurs décisions qui sont la murquc lt laq11r·1le on peul 1·econ11aitro ces sodétés d1 cspril l·galitaire et fraternitaire. Tous les ouvriers, t.·omme tous lrs militaires d'un même grade, seront rél1·ihués également (deux francs pour une journée de dix heures). L'association restera ouverte, prêl(" i, ad meure tous les camarades ayant une bonno conduite et une c·onnnissance suffi~ante du m<'Licr. Une partie dos bé11éficcs cl les fonds restants c11!cas de liquida• Lion seront employés au profit des autres travailleurs : ,:est la part faite i, lu solidarité ouvrière. Une seconde association, celle de~ selliers, ful organisée
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