IIISTOIHE SOCIALISTR 211 unissent Lous les memb,rs de la Hépubli(1ue. He11an, dans l'.lc>e11ir d,• la Scil'nce qu'il écrit alors, mais qu'il gardera prudrmmenl en portcfouillc durant quarante ans, lie la fortune des théories nou,•ellcs ,111développement scie11tifoq11c.Ainsi fait le docteur Guépin, <Ir liante, 1 ; le sodnlisme est pou1· lui « l'avenir prochaiu de l'humauité el la sei<'n<·equi doit y ronduÎl'C' ». 11 trou.-c cette belle parole : • Il faut que la science se fasse peuple •· Il prévoit le percement des isthmes de Suez cl d,, Pa11ama et il é<"rit : « L<'s voilures à vapeur dc,,ront s'C'111parcr a,·anl peu de~ routrs ordinai1·1•s. "I> l.011is Ulbaeh incarne l'ouvri,,,. fileur de l'Auhe ru la pr1·sonne dr Jncqurs Souffrant, unC" simple ,·ari(~lé dr Jacqur:-. Bo11hommc, et, dans une Sl:r·ic· de lcllre:-: qu'il lui adress~. il raille le:-i Tartufes de vertu et de piétc<: il se moque des ~Hormctles que l'Assemblée lég-hdativc- ,otait alors sous lïmpulsiou des catholiques; il prédil l'éton11cmc11l de la poslérité, quand elle lira que, vcrN la moitië du x1x" siètle, une partie de la natiu11 frann1ise fut atteinte de la rage el dut <'Ire muselée, parce C(JH', sous l'oulcur de socialisme, elle voulait piller, l~gorger, se 1·cpaitrc de sang. Il emprunte à Louis Blanr la définition de la politiqu<•: • L"art de eonduirc les hommes au bonheur par lajnsli<'c •, et il ronclut, avN· le Louis Bona• parle d'avant HVi8. qu'il faut fairC'en sorte qu'on pui-.sc dir(' un jour: c: Le tri• 0111phcdes idées démonatiques a détruit le paupérisme.• En vain Desclrn11rl est-il destitu(·, l\lid1clet suspendu, Ulharh pour~ui"i. Cette propagande fait i1 Paris cl en pro,·inrc de:-- progrès qui sont alle~tés pa1· le~ ~lections municipale~ et les rapports de:-:-- procureurs généraux. Aus~i, pou,· les gens d 101·drc, républicain dcvicnt•il alo1·s à peu près synonyme de socialiste. CC' n'est pas :1 dire que la politique d'ab~tcntion provisoire do111inc,-,111· tous les points du territoire. En plusieurs endroits des sociétés secrètes. c·'est - Ü•<lin· des sociétés politiques non autorisées, onl u11 pl'ognrn11ne d'oü l'idée de ,·iolcncc n'est pas exclnC'. A Paris, on pou1•suit tou1· à tour la l\TémésiS, le Trib1t11al1/é,,olutio,uwin•, le Comité de résislanf"e. A Lyon,A Béziers,àAgen, à Oran, on découvre des ('Omplots dont on fait grand b,·uil, mais qui, dcvanl la Cour d'assises, se réduisent il des essais d'entente pour la clcfonse de la République. Gent el quelques autres soul eepc11clant condamnés sévèo·emcnl. Dans les départemc11ts ces tentatives de fédérations républicaines s'appellenl la Nouw!lle Alonlagnr, l'Union des Communes etc. On retrouve ça el lâ des N1rbo11ari el des conciliabules clans les bois; les 1/ommes libres sont signalés clans la Bresse, les Bo11s cousins da11s le Doubs, ailleurs les Invisibles el les E11fa11/sde Lyon. Dans beaucoup de \"illages du Midi, il existe des cluunhrées, où l'on n'est admi1 <1u'avcc initiation, serments, mols de passe et signes mysté1ieux. Marianne est souvent le nom que 1>orte la République pour lrs initiés. r.~ droit au lra,ail el le suffrage univrrscl reviennent à chaque instant parmi leurs re"eudications. Les rapJ)orls des 1. Le tocialitme expliqué aux tar ... 1sdu f><'Uple. l'a,.u l/!M.
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