l ï6 IIISTOlRE SO~IALISTE une Curnmi~!'iion administrative chargée de préparer un autre projet. Le procédé \110ll sans raison parut vif à l'Asse,nblée, qui protesta en nommant de ::ion côté 11110 seconde Commission où figuraient Carnot, Vaulabelle, Edga, <luinct, Barthélcmy-Sainl-Ililairc el dont Jules Simon fut le rapporteur. Elle se bornait, pour l'enseignement primaire, à reprendre les clisposi1io11s du projet rctil'é. Pour l'enseignement secondaire el supérieu1·, elle se r,'·i;la ,111· la double prescription adoptée dans la Constitution: Liberté de l"cnscig-ncmcnt. et su,·vcillance de 1'1\at - Point de liberté absolue!• Car t·l-st un moyen assuré pour· toute corporation puissante, qui voudra faire scni1 l'éducation ü sa fo1'lune. d'éc1·aser toute concurrence et de crt~er, au 110111 de la liberté, le plus odienx des monopoles. • i\'lais, comme obstacle i, l'arbitraire du ministre, on instituait auprès de lui un Conseil divisé en trois :--retio11s:la première, purement universitaire, et composée de douze membres 110111ff1l::, par lui sui· une double liste de candidats, s'occuperait uniquen1cnt <le l'enseignement public; la seconde, appelée section de perfectionnement, comprendrait. en sus des membres de la première. des savants cl des indust,·icls qui disculcraicnl les améliorations possibles des programmes; la troisième. chargée de toutes le6 afîai1·cs relatives ü l'enseignement pri"é, contiendl'ait loujo111·sles douze mcmb1·es de la section de l'enseignement public, mais rn ou Ire· douze membres de l'enseignement libl'c choisis par le ministre, cl ,11ec eux l'archc,·èquc de Paris, le président du Consistoire prolcstanl el quatre hauts magistrats ou fonctionnaires. - Dans les établissements privés, l" ccrtiiical de moralité cessait d'èlrc exigible pour le directeur cl pour les maitre,: il Uait remplacé par une triple déclaration. Une seule cause d'e:\.clusion était prévue; l'indignité constatée par les tribunaux. Comme p,·cu,·c de capacité sufiisait le simple diplôme de bachelier ès-lettres ou nH~mc 1111 examen subi <levant une commission désignée par la troisième section du, Consejl, La surveillance rcstail aux mains des inspecteurs de r1::tat qui avaicnl, non pas i, se prononce•· sur la valeur des méthodes, ni sur le mél'itc des professeurs, ni sur le matériel scolaire, ni sur les matières cnsci;.mées, mais seulement à constater si les lois, la morale et l'hygiène étaient observées. L'l~tal gardait la collation des grades; mais on poussait l'effort dïmpartialité jusqu'à rendre publiques les épreuves écrites aussi bien que les épreuves orales. Le projet abolissait enfin le certificat d'études exigé jusqu".tlo,·s des jeunes gens qui voulaient se présenter au baccalauréat. Quant i1 l'C'nif'Îgncmeul public, une série de mesures av,ienl pour but de supprimer le S<·andale des suppléances interminables, l'avancement obtenu par faveur 011 J>rotcctiun, l'inégalité entre les professeurs des hautes classes et les rég1.'llfo des; classes inférieures, l'insécurité dans la situation des maitres rép<.~lit1•urs. A rnup sûr, si les catholiques eussent pou,·suivi sincèrement la liberté d'cnsci,rnemenl et non un monopole déguisé, ils auraient dù être sati•faits
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==