Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIHE SOCIALISTE w;l ouvriers. Mais elle est partout inférieure pnur les campagnards. Dans l'Allier, il y a telle commune rurale oio l'on ne peul rhoisir le mairt qn'cnlrc deux ou t,·ois h:;ihitanls, JH&rco qu'il n'y eu n pas davnnla~c qui ~oie11l capables de rédiger rorrectcmcnl les actes ollidels. Si no," ron,parons maintenant les régions, le ~ord a l'a"antage sur Ir ~lidi rl lï·:~1 !:Jlll' l'Ouest; les-pays dr montague sur les pays de plaine, peul•1'lrc par<'r que les loisirs d'hiver y sont plus ,·omplels rt plus long:-i. En iténéral Ir-. rontréc ... oi1 se parle encore un clialrclc. ou sunil unr langur ancicnnc,,onl en rclard Mir lei,, autres: c'est le cas pour le 1.angucclor, pour la flrrtagrw. l.1· juge de• pai, de Can·a~sonnr l'cril : « Peu d'o1n rif'rs lisrnl h.. fra11(·ais. • La France d'alor:-t apparait t.lo11cpiqut·e dC' point, lumiuru, qui t..Onl lrl-1 , il les et semée de va:,;lc:--lachr:-- sornbrc:,,, qui i-0111 les tan1p.1g11c:-.; elle ré,·Clc unf" inégalité fàchf"usc entre IC':-.<lcu:x s,•,<'~: clic prt'~cnt<' une cspéra11cc, les enfants. Pénétrons plus a\'ant. Qurllc était la ronditio11 de::, mait1·e1' cl mait1·~•sscs d1 é(·olc? Dan ...les établi:,scmc11ts de l'Etat, ils <loi,cnt a,oir dix-huit ans au moins. un rcrtifical de moralité, un brc\'Cl élt·mcutairf.' 011 :-,upéricur. Il!'! soul prépnn;s dans If'~ t~rolr~ 11orrnal(•!-; il y en a 76 pour les g:11·i.·ons, 11 seulement pour les fillt·!'-sur toutl" la surfa(.'e de la Fran(.'C. ~lais, par lolén111t·<•, dani-. le::, école:-, congréganistes de f.{an;ons, 011 11t: tlemandc u11 hn•,·t•l tiui, un de~ 111ailr(':,;, Les autrc•s. considt'·rés conrn1r ses adjoint:-, :itu11t <li~pcni,1l•s dt• titrr univer:,;itaire. Dans les t:eole, clC' fillrs on c,ig-<' moiu ... cn(·ort•~ le., Swur:-. <111i 1t•.., dirigent n'ont be-.oin ({li{' d"unc chos{", la lettre d'obédiet1ff' qui lf'111 ('i,ol délivrt'.·r• par IC'ur ~upl·rieun~s t·L ln1rs tient liru de savoir d1inH'11t <·011sta1t.'·. L'instilutC'ur puhlic r:,,.t plat·(· ~uus la :wr,·cilla11cl' de deux cspèet's tt'..1ulori• tc.,.IYunC' part, il est contl'ùlé par u11ro111ité Jocal.qu i sièg(• dans la t·o11unu11{' cl dont Ir t'Ur{· est IIH'll1brc do droit, cl par un ('0111itéd 111nondissen1rnl qtH' nomme le préfet. D':wlrt• part, il est ~u,"cillé par lïnspC'<'lrur prinwirc qui rt·l(·,c du r('ctrur. Le m(H.I<' d<' 11omi11atio11 auquel il c~l soumi~ c .. L t.. on1• pliqué. li P~l p1·ésf'11lé par lt• Conseil muni<·ipal. après a\Îs du Coniité local. Il C'l.t nommé par le Comilt'.· d'arro11di~ ... eme11I C'I institu<' par le mini!'-trc. rne fois in,tallé dans sa place, il n'en bouge- plu,. Il c•st i, pcrp,'tnité li,é dau8 le '"illagc ol.1 le i,Orl J'ajett·. Son aH·nir est hnl'l'é it janiais et ~on pré~e11l _est loin d'(·lrc brillant. Il esl logé le plus som·cnl dr faeon très mesquine; la salle ui, il fait la classe rst d'o,·dinaire ,·elle oi, se foil la <'uisinc. Le-mobili~• ~<·olaircct )(' sic11 sont plus que ~01111nai1·cs. Il a t'O 1·e,•a11d1c u11 p<1liljardi11, Le minimum d'appoiutcm{"nt auquel il a droit t'Sl dr 100 franes 1>n1· an; JO fr. (i(i par mois; on ne peut pas dire que cc soil luxucu~. 11 a de plus, t·onune le l'Ur(·, u11 « tusucl ,,, une réll'ihution qui lui \"ÎCnl des élèves. l\lai~ f' 1esl une rctribution ,·ague qui. dans les campagne~. se paie le plus fréq11c111• ment en nature. En hirnr, pour chauffer le poflc, chaque garçon ou filk arrive avec un morceau de boit et c'esl une des 1·essour<'Cf- les plus notabl(•S

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