Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIRE SOCIALISTE tout prix une inler\'ention en sa fa,·cur. ~lais il fallait p1·océder a,·rc pl'udrncc. Les clémoc1·atcs et beaucoup de n'·p11hlicai11-. modén·, u·adnwltait.•nl pa, <1u'on fit cette \'iolcncc à la ,0l011té d"un peu ph· f't. la Co11,tit11a11h·1·omai11cayant proclamé le O (énic,· 181,!) la déclu'a11cc d11 pape-1·oi l'i la llq111bliq11r, les ~lontagrrnrds lui a\'aic11l c1woyé leurs félicitution.:.. Lt• P1·l•sid<•nt l11i-mèmt• a\'ait de ,·ieillcs sympathies pour la cause de l"t•mauripation itnli<•rrne t•n faveur de lnqurllc il 3\'3Îl jadis cornbnttu et il rt'vait. comme Ciohcrti. un pape libéral dans l'Italie affranchie. l.r mi11istèrc Odilo11 Barrot sr rontenln d'abord de ne pas r·cconnaill·c la République romaine. ~ous pr{'t{'xtc <111"rllc a"ait été précédée pnr l'assa~sinat de Ho1'si; de lnisscr l':1111Lassade11I' rran«;aÎi,. suine le pa1>e â GaNe qui devint un petit Cohlrntz, la capitale de la rc'actio11, landis que, par un ronslraslr naturel, Home rt rltalic c·r11trale. 011 la Ht'·pub)ique 1osca11e an•c G11c1Tazzi faisait t~chQ il la Hépubliquc 1·omai11<·. dr\('• 11aicnt Il' rrndcz.,·011.;; des ré\'olutionnaii·es d(' tout pays 1 p:u·mi lrsqu("ls 011 pou,·ail dtc-r un Bonn part<". dt•s démocrnh ..s franl·ais comme l.a,·iron et hienlùt C.a!'ibaldi. Faute de mieux il ,·ssayait de faii·e 1·é11le1·ledill'frcnde11t1·,• le pap,• <'t ses sujets par un arbitrag-l' :nmé purement italirn. do11t IC"Pihnonl <'I :'\aples auraient été <·hal'gés. Sur ers entrefaites la g-uer1·c rcp1·c11ai1 entre l'.\ulrichr C't lt• roi de Sal'- daigne. Tcr·minée en trois jours par l'écras('ntC'nt dt• Charte~ .\Ibert :1 Xo,·arc le 2', )lars C"tpar son abdication, ell<" pou,·ait t·lablir .:11" pol'tes dt· ln France l'Autriche, qui parlait Ctourdimrnt de ranwnt•t· l'Europr « au'I: principes dr sain<" politiqur que le Conllrès de Yienne » ;wait fait t1·iomphl't' en 1813. l.ouis-Xapoléon voulait une déclaratiou de g-uc1·rr immédialf• à c,·ttc puissa11rc. Il :-1crapprochait sur cc point drs clémo('ratcs fra11t·nis. Ceux• t'Î, Ledru-Hollin Je premier, ,oulaienl qu'on 11':1hanclonrnit pa"' IC' Pil'munl ,aincu en qui se réfug-iait l'espoir de la future clt"•IÎ\Tancc italieunr. Ils proposaient. par la hou(•hc de Flocon, q111..• la Chambre s'en 1·t~fé1·àt l1 son ,·ote du 24 mai 18',8: • l.a France ,·eut l'afl'ranrhiss1•1<1rnt de l'Italie. C'était la guerre ré,·olutionnnirt', la guerre pour unpeuplt• oppriml'. I.e parti dr l'ordre n'en voulait :1 ancun prix: il la redoutait, parl'C qu'elle pou\'ait :1mcnrr Ir triomphe de la rë-·olution en Italie et par contre-,·oup ré,·eiller les éncq;:ies révolutionnaires en France. Il fit agi1· Thiers auprès du princc-prt•sident. .\ l'.\ssembll'c, il se tira d'embarras par une motion transactionnelle qui €'tait i:timplement comminatoire: • L'A:-semblée nationale déclare que si, pour mieux garantir l'intégrité du ter1·itoirc 1>iémontais et mieux sau\'cgardcr 1es intérèts et l'honneur de la France, le pouvoir cxécutir croil devoir prètcr i1 •es négociations l'appui d'une occupation partielle cl temporaire en Italie, il trouvera dans l'Assemblée nationale le plus entier concours. • C'était une sorte de blanc-seing accordé au gouvcrncme11t pour cléfend,·e le Piémont contre l'Autriche, qui d'ailleurs s'arrêtait immédiatement de cr

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