Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

11ISTOIB E SOCl,\l,ISTI·~ t·ùtl'. :'\lai~ <]Uf', par une métamorphose n1intculeusr, il soit sm·ti ch- là une expédition pour rcslaurer ),, pou,oir tr-mpo1·cl <lu pape, c'c:-.l \'l'aiment Ir chrf. d'o•u,·rr df' la politique catholique. Et pour le comprc-11drc, il faut hicn se repn;sentrr <pie le StHlclunÎr<' de- la diplornntic t~st le dcrnÎrl' à laisser pénétrer la lumii·re et lt~ conlrùle de l;.1 démotTHtic-. et qur le peuple est, r•n France ~11rtout, aisénH•nt fa11atisé p:tr la"' religion du drape.tu u. On t.·ommr11,·a par cng-ag-cr lt· d,·apt•:111.Odilon Barrot, I<-JO Avril, dC'mnndait d'urgenc·r un t·rédit d(' 1.100.000 franes pour l'cnlrrtiC'n ~ur pif'd d(• gu,•rre durant lrois mois du corps ,.,péclitionnai,·e de la ~lt.t<litcrranée. 1J s'ngissait. di,nit-il, c1"a:,;.su1·cr la liherlt' vrt,it• dc·s llornain ...contre une inlrr- ' ,·c•nlion possildP de l'.\uh'ic-he. J.imai~ plus qu'en r<' IC'mp~-Ht 011 ne S(• se1·\·Îl du mantf'au <Ir la libcrt,• pou!' rou,-,.i1· de~ assr1·,·isscnu•nrs. Jule!:-- Favre, n1ppo1·le111·de la Commission. spécifiait que. d'après les <kclaralions d'Odilon Barrot <-1du ininistn• des affairr.n étrangère:--. Drouyn de l.hur s, • la pC'nsée du g-ou,·ernemf'nt n'C't:-1it point c(p concouri1· au rPnH•rse111C'nl de la H{•publiquc l'0111ai11c-. Il fallait, rn effrt. pou,· gagner 1P~ 1·1~p11hlicains modéré!-, colorrr d'un J>H~lf'\.IC lihCl'al l'expédition <111'011 mt~ditait, rnasquc1· Ir ch'tourncnH•nt habile qui Sf' p1·t'parait. Odilon Barrot fut à drl-.scin ,aguc et équi,·oque. 11 nr nia pas qu'o11 allait;\ Bomr pour emp(•<'hcr I' \ut,·iche d'~~ rnlrrr la JH'Cmil'1·<'. ~lai~ quand Schœlchf'r lui dC'manda u11c rt'·ponsC' nette à t·ette question: ~i la Ht~puhlique romaine rC"fuse <l'acc11eilli1· le papC' ou les L1·011pesfranç;aisC's. que feront C'('S troupes : 1 - il n'obtint qu'un silencC' C"mbarrassé ffllÎ ,·a lait 1111 a,·(•u. X'importc! l.a dema11dp de cTédit •·•1ait voh~<'. malgré l'ahslcntion en masse de la ~lonlaµ-nf', t'I, dl•~ Ir 22. )(' ~(·néral Oudinot aH'C' 7.:>00 hommes s'emhar- (111ail pour Ci,iti1-\"rt'l'hia. Simpl<' promenade militair<', srmblait-il ! Il n'emportait pa8 d<"matèriel df' siège. SPs pr·odamations amhigut•s lai8sairnl doulf"r ~ïl \'Cnait com111cprot('ctcur on comm<.• desl rurlC'ur de la ltl·puhliquc romaine. Des triun1"irs qui la go1nrrnairnt. .\rmeJlini. SaHi, :\la1.zi11i, le p,·rmier se pronùn1•a pour l"cntPnle, )p, deu, aut,·<'s pour ln rl'sistancf'; et quand le gl·11éral. aprt•.., avoir 1·r11<·ontré sm· ~011 chrn1in dc-s t.'·r1·iteaux ol1 ~c 1i~ait l'artidt• \' d,• la Constilulion fram·ai~P: - La Ut~1>ubliquc•,, n't•mploic janrni~ ses fort'es contrr la liherl1· d'aucun p('11pl<',., "illc. p,•rsua<lt~ que• H de!' Italiens ne S<' battent jamais n, trompé par de faux rapports sur Ir~ dispo-;itions drs h::ihitants. t~g::irt• par une• C'arte surannée, il fil tue,· ou p1·endre une parti<' dcsC's lroupc:,i. N dut rec-ulc1· sur'Civitù-recchia. Poul' qui connait la ncr,ositt'• frant'aisl'" t.·t sm·lout parisienne, il est aisé de deviner l'eO'et <1uc produisit la noun·llc de l'allaqu~ el de l'éche c. Oi•s que le .1/oniteur f"ut a,·oué l'un<' <'t l'autre en termrs lac·oniqu('s, lt'" ï :\lai, J. Favre monte it la trihu~c, signale l'éeal'l éno,·me q~i sépare les déclarations et l<'s n{'l<"s du ministère. - Nous a,ons. élt; joués, - :--'t'·cri<'-t-il, Cl il rt~dame la démission des ministres. la destitution du génfral, l'en,·oi en Italie de Commissaires pris dans l'.\ssemblt'e el pareils à ceux que la C&nvention dt'lé-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==