Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIHF. SOCIALISTE 1:1;; de gouvrrne1· el rc-grellant Je bon temps üll il dansail IC' cancan. Au 11u~11H' LhC';_ltrc.dans Les }.)larrons d'Inde, dans La Foire a1u· idées,journal-va11dcvilü• qui ~el'ail mieux intitulée : co111{·die-pa111pblet, 011 voyait un ~:ommc1·çant ~ignant une traite payable fin H.épubliquc, un professeur de pugilat 011\Tant un cours d"é1oquencf' pm·lemcntai~·e, ln FnuH'C' malade 1·envoya11t chez eux les ncur cent~ médecin:-- acharn(~s :t la soigner, etc .. Le Paris des affaires el du plaisir saluait de ses applaudissements l"l•spé1·ancc d'un cl<'!-potis111e pacificateur. Le Journal des Débats. ft'·lait ù sa manière l'annh·cl'sail'c du 211fé,Tier, en disant de la Hépublique qu'i, pareil joui' ~lie sétail frlrnpp<'t- pa,· ,,11·pris~ dr mains innocentes rt if!no1·anles. L" p1·ogrammf' qui eor1'f'spontl :1 C'('S attaqu('S ,·iolcnles <'~l loin d'avoil' la mèmc franchise; on Cl'oit utile de lrom1wr If"suffrag-P 1111i,·crsrl. Il 11'y (•Sl poinl question <le 1·cn,·crsc1· la Rt;(l11blicju,·. L'Cnion libérale. t'r::-t Ir nom offlci<"I dont s'est décoré le Comitl· dr la 1·up dr Poitif•1·s. se µarde hiC'11 d'anichr1· des intC'nlions pareilles: l.ibtrtl' d"cnscig-11cr, lil,c1·tt5:-i locales pal' ,·oie de décentralisai ion 1 , in,;;litulions de p1·C,·oyancc- cl de hicnfaisa11c:r pour les pau,TC"S, association de capitaux pour lancrr de g1·andc:,; rnlrcpris,·s. politique d'affaires: ,·oili1 cc qu'on troun· le plus souvent dans les profcssiou:,;. de foi des candidats. ~lais :--ous CC'ltc appa1·c11cc ,1 hontH\te et rnodéréc ». réaction dfr·ênée. Cc sont les catholiques qui sont;, la tète du mouvement, plus cnco1·e qu·un an a11pa1·avant. :\lontalcnlbt"'1'I est le plus innucnt des membres du Comité central qui mène tout: cl. comme on 11·a pas Il' temps de créer en p1·0,·ince des organismes rfficaccs, il met ;1 la Jisposition de ses co11pagnons d'armes les Comités ('atholiques existants qui dcvic11nent l<-s cadre$ <le l'a1·méc de l'ordre. Il dit i1 se-s collCgucs : • Entrez tous dans le pa,·ti catholique pou" défendl'C la société. Les chose, ainsi n'en iront que mieux.,, 1-:t les plus acharnC's drs anciens :u.h·rrsaircs du clcrgt\ Dupin et Thiers en tête. acceptent de c·omhattre sous son drapeau. Thiers, dans son livre De ta Propriété. fait amcnd" l1onorable c.lcson impiété de jadis. A l'cntcnd1·e, la penst!c ch~l'licnn<> donnr seule un sens :1 la doulror qui c~t éternelle. Il déclare, ù propos du dtrislianismc : ,1 Tous les politi<)ncs sages - sans jug<'t' ses dogmrs, qui n'ont (fl\·un juge. la foi - so11hnitent qu'il dure. » Et il conclut en s'adrc~sanl i1 ses lecteurs et il ses amis : « Parlez donê au peuple rornmc la religion! n C1C'st-i1-dlre ens('ign('zlui que la misère ne peul cesse,· sui· C'('tlC tCl'I'(': que. 1·ichc. il souffrirait encore et qu'i) doit ajounier au lt•11dcmai11 <le la nio1·t ses espéranc<'s dt.! bonhcul'. l'n mot qui apparait alors donne sa ~ignification ü l"o•un·e qui s'accomplit~ c'esl celui d'ordrf' mornf. Il a été c111ployé· par Ca,·aignac dans la lettre oll il hwitait 111\cadémic d<'~ ~cicncrs rnoralrs et politi(lut.'S à. ,•enir au secours de la société. Il est repris par les conscl'\·atcurs, adoplt' par Ol. Lu eofant!I tcrrihlPS du parti YOulaioot •·ulc,ori, i'3ris lc- ~iC~,-. du gou,('to<•mcot et s,-~ prindpall:\ #labliN<'moeta puhlic"-, Yoir le ptajc-t d" llahul ,Inn~ le S• VI d,, /,a Rb"'lf1tfo11 1/t 18',H An-il IOOJ!.

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