Georges Renard - La République de 1848 : 1848-1852

IIISTOIHE SOCIALISTE csl simple- : ballrc le- 1'3J>JWdI(' tuule:-: les forces consen·att·iC'rs <'Il propag-rant, gi-o:-,sissa11L et rxpluila11t la Jh'Ur du soeialismr. Eu quelques jours il ramasse 200.000 fn.l.ues de so11se1·iptiot1s pou1· aidr1· à :-.aUY<'I' la société et il entame UJIC' <.'illllj)ilg"lll' drstint•C' ù altei11drc Loutrs ks courh(•S dC' la populatio11. Sans pal'l<"I' drs jour11aux :et 1·c,·urs, qui conli11u('11l leur besogne l'(~gulièrc coutre l'inJ',ime C(l:ÏI faut écrase,·, ,·oici po111· If' prupl<' ll'C'lllC' <'I une pC'litcs ))l'och111·t•s eon1rna11dt~l's à drs hom111cs politiqu(•s rt ù dt•:-,b,·iwi de la littéralut•f'. l·:n quPlq11es :-,Cmaincs .)J0.000 t·x<•mplai1·t·s C'11 soul distribu("s gratis. I.e prix coura111 pou!' ceux qui vculrnl les arhrtrr csl df' dix ou m1..trnc de ci11q (·1•nti1nC's. En <lonnC'r q11clq11(•~ ex11·aits. e\•sl mettre au~ mains du l(.'etcur l<·s piêccs du pt·ocës: pal'fois aussi citc1·, c·csl ch.itir1·. 1...·u1H'i.11tit11lt~{': Les Partngeu.l· a pour aulcu1· Il. \\'allou. qui se ,·antr d'ayoi1· l'lt.~ socialiste quclquC's dix a11s plus lôl, cran,il' t1·a\'aillé de ses hl'as, d'anlir c-u faim ; ,< mais. dit.il, au lit·u d<: maudil'c la So<'it:lé. jC' h(·nissais Diru. » Son factu1n rsl u11r s(!rir d(' t1·ois dialogurs oi1 u11 ,·irux p:iysan, 1<· pèn· Fr·an(·ois, t·èfutc et tc-1·1·ass(' tour ù tolll' 1111 démocral('. un socialislf' et un communislr. Lr démocrate JHOJlosc timidement une n~forme des impôts : Si l'on demandait brauroup it Cf'IIX qui ont beaucoup cl ll'ès peu, ou nH\mc rien, à ceux qui 0111 moins '. 1 .'.\lai:--le- pèrr Fran<;ois ne mange pas de cc pain-là. C\•st bon poul' les socialistes. les partageux, qui soul des fainéants, des n1endiants, des ,aurie11s. L'impôt prog1·cssif c~l la plus stupide immo,·alité quïl counaissf' ! Qu'on Il(' lui parlr pas. 110n plu~,d'éduc·alion graluÎlC' f'I obli• gatuirc ! C'('st une atteinte à la liberté! On vokra les enfants aux parrnts C'l on lrur rnscigncra qu'il n'y a pas de Dieu. C'est aussi une façon d'augmrutrr les co11trib11Lions. Succcssi,·('n1cnt sont sabrés le <livol'cc-, l'élection appliqul.:e il la nomination des magistrats cl des officiers, la justice gratuite. Quant aux pau,ï•cs, y en a-t-il d'autres que les pa,·csscux cl ceux qui 11c savent pn~ éeûnomiscr :• 1< Toul élal fait \'ivrr son maître.» Le socialiste est plus niaiImité enl·orc. 011 lui aSsène des vérités comme cclle-<'i : « Est-cc que c'est possible d'assurel' l'existence ù chacun? Toutes les richesses du globe n'y surfil'aicnl pas"· On lui rcp1·oche Je vouloir faire vÎ\'l'C tout le monde comme des soldats dans une caset·nc cl de croit·c qu~on peut rendre l'homme meilleur. Quelle absurdité I L'honn,'tcté c'est dans le sang! Et puis quelle folie dt' ,·ou loi,· que l'Etat soit mait,·e de tout! qu'il réglemente le crédit! Si l'on paie 8 0/0 dïntérèt clans les villages, on c11 paie autant dans les villes, el l'on en paiera davantage, maintenant que J'on donne \'Ïngt cinq francs à des ba\'ar<ls. li est question de banque agricole ... Sottise! « J'ai,11c mieux m'a<frl'ssc1· ~• mon \'oisin, s·écril' le père François. Je reste libre, lui aussi. » - . '.\lais <~·est le cotnmunistc qui <'St piétiot'• a\'Cc le plus d'acharnc1ncut. Il Sf> recommande d,• l'égnlilé, de la fraL<•rnité. « Xous de,·ons ètre égaux cl frères. lui rëpond-on, mais en esprit et en vi!rité, o'cst•it-di1·e dans nos relations morales et r("ligiruscs, dans notre vie iutcllcclucllc. Vous autres, vous voulez

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