IIISTOIHg SOCIALISTE aller so11tr•11iri.1 l"cxtéricur la µ:ra11dcu1· du JHl~·s il faut« une de 1:es annéC's qui ohéissc111 sans <li~cutcr. sans raisonner.)> l'.'<"sl Sf"ulemcnt chez les nations barbares, <lisait-il, que tout lé monel,· est soldat: chez les peuples policés la fonction rnilitairt' n·rsl plu~ q.ue le fait d'111wmino1·ilé el il i~st très bon que le nlétir1· des armes <lc\'icnnc une canil•1·e de spécialistes. IYaille111s la classe aisée fnisai t son de, oi r en l'Cm plissa nt les écoles d1oi1 sortait l'admirable t·01'pS <IC's. o11.i..i.c..l'S rran,ais. Song-crail-on, pa1· hasard, i.t c1n·oycr ceux-l'i n1anier le mousquet:\ El. comme le mlnistrc se h:Hait de dt'sa,·011cr pa1·('ille pensée. "C'est ,otrc <'ausc que je plaide. ~fcs:,;.ie111·s les militaires "', ajoutait Thiers. cl il s'aulorisail de \"apoléo11 pu11r !'-U11lenirqu'il f'au1•au moins sept ou huit ans pour inspirer à de!-- 1·ct-r11cs l'csp1·i1 militai1·c. On lui criait:« C1cst a,cc c('S :H111é('s-li1qu'on tue la liberté"· et l'on foisait rcmal'C(IICr ce qu'a,ail <le peu l'assura11l l":ll'ticlc :IÎnsi ro11<.·11: ,( La force publique est esscntic·llcment obéissante». :\lais la majol'ité donl Thicl's t'•tait le fidl•le intcrpt'ète. était• r«:'solue i1 ne l"Îen <·hangcl' ;, <·c qui c~istait et 01;;{ roix, pa,·mi lcscruclles ceHe~ de ~lontall'rnbcrt. Falloux. Cuqucrel. \ïeto,· llugo, \\'olowski. décidèrent que l'al'lnéi· <·onti11u<•1·aiti1 se n•en1ter c·omme aupara,·ant et resterait di,·iséc en soldats mc1·ccnaircs ou appelés pal' la (·onst.TÎplion el apparte11ant uniquement aux c1asses populail'es el en officiers de më1ie1· sortant i1 peu près uniqucmc-nl de la bourgeoisie c-t de la 11ohles~e. Quand on 1·clit aujo111·dï1ui Cf'tlc discussion à la lueur sinistre des é,·éncments qui onl sui, i, on !'-C dit que Je temps csl un grand justicier; que tout s'cxpic un jour dans la longue vie des nalions. Le coup d'Elal de J8;,t comment·:-1 pal' montrc1· à la F1·ancc de quoi est capable une armée professionnelle. 1.es désastres ck 18i0 achc,·èi-cnt ùc lui faire payer bien cher l'aveugle égot'sme de sa bourgeoisie. Loi.-;organiques, rè,,f.~ion, .,·r11tl'lio11 populaire. - Bien que la Constitution de J8',8 contint beaucoup de choses, qui arnicnt peu de titres à y figurer, on a,·ait p1·é,,u pour la complétel' un bon nomlll'c de lois organique~. - Loi sur la rcsponsabilitô dPs déposilaircs <le l1 anto1·ité publique. Loi sur l'organisation du Conseil d'Etat. - 1.oi électorale. Ce sont les trois seules qu'elle cul la force t.l'abo1·der. Il devait~- en a\'oir d'autres sur l'organisation départementale et conununalc, sui· l'orgr.nisation judiciaire, sur l'enseignement, sur l'organisalion de la garde 11a1ionale et de ra11mée, sur la prf'sse, sur l'étal de siège, sur l'assistance publiqu('. t:Assemblée s'était engagée solennellement à les discuter toutes. Elle refusait d'y joindre la discussion de l'éducation professionnelle, des établissements de p1·é\'oyance et de crédit, des institutions agricoles; mais elle promettait des lois particulières pour les colonies, en alteudant que celles-ci pùsscnt être placées sous le régime du droit commun. C'était beaucoup. La \'iC devait lui manquer arnnt la besogne. Déjit plu•icun; de ses memb,·es l'avaient invitée au suicÏ'lc et ils ne devaient pas cesser d<' répéter à leurs collègues : Frères, il faut mourir,
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