IIISTOIHI•: SOC:I.\LISTE :;31 (JUi tenta, ,nais fin vain, dC' rf'nlrPr dttn!-- Sf'S bonne~ grâC'C'pi nr l'cnlr~rni-.t' d" sa fille Amélie, reine des Belge,. En somme, dans cet imbroglio des dupeurs dup(•,. l'.\nglclC1'1'<'fut jout<c. mais la France ne ,·ecucillil aucun bénéfice de l'op,'r•lion. Entre ;a politique de la porte fermée el la politique anglaise de la pm'lr ouwrle, l'Espagne, eût-elle eu il sa lêlc Louis-Philippe en personne, ne puuvail lu',iL<•r. Elle· de,·ail préfere,· l'Angleterre libre-échangiste à la France prolcclionnisle. cl ache le,· a bo11mardu' les produits anglais, plutôt que d'être eonlrainlr ù payer cher les produits français. Voilà ce que Guizot n'avait pas vu. cl qui devait ne laisser à sa manœuvre ,·ictorieusc c1ue le pileux résultat d'avoi1· irrité l',\nglelerrc sans profil pour la France. Voici dan, quelles conditions l'Autriche, la Rus,ir cl la Prusse furent a,nen<-e, à reviscr au profil de l'absolutisme les Imités de 181:'icl ù rayer de la carie d'Europe la ville libre de Cracovie dont l'indépendance a,·ail d'ailleurs élt<pi'<'squc lolalcmenl annulée it la sui la des événements de 1&%.Dé,ircux d'<·nHniravccl 'agita Lion polonaise qui menaçait aa tranquille po;,c,sion de la Galicie, le gonwrnemenl aulrichirn opposa une n1aû11ination scëlêrate aux tonspfrations qui se nouaient entre palriolcs pour l'indépendance de leur pays. Le sentiment patriotique n'existait guère que dans la nobles.c cl dans la population des Yilles. Encore asl•'<'inl aux corvées pour le compte des scigncu,-s. qui elaicnl par surcroît des collcctc,11s, d'impôts, le gouvernement autrichien le, ayant cha,·gés des répartitions après a,·oir fixé la part contribuli,·e du district. le peuple des campagnes n'avait pas plus de sentiments communs a,·cc eux que d'intérêts. Excités par des agents autrichiens qui leu,· promettaient non seulement l'impunité, mais une prime de dix florins par tête d'insurgé polonais. les paysans se jel.èJ'(>nlsur le p1'<'mierrassemblement de patriotes qui se rorma. el les .massacrèrent tous. Ce rut le signal d'horribles tuerie&dans Ioule la Colirie. Tout noble était réputé un conspiraWur; les fcmmc:-ei t Ici, cnrants t1t1x-rnêrnes n'ctaicnt pas épargnés. Un bandit, naguère condamné pour le m<•111·trdee sa femme cl pour le viol d'une cnranl de dix ans, Jacques z,,da, recruta une ,·éritable armée d'égorgeurs cl rut le chef de c('lte jacquerie impériale contre le, patriote, polonais. Pour enll'aincr les paysans,_ on leur avait fait espérer quo les terres des seigneurs leur seraient partagées. Les agents autrichiens loul' ayant fait observer que ces biens iraient aux veuve, et aux enfants des nobles, Zzela arnil répondu : • Je comprends. Alors il faut tuer les chiennes el les petits chiens. » C'était il' moment où l'évêque de Tarnow l'invitait à diner el buvait avec lui à la santé do l'empereur, ami des paysans. Ce lrail est à nolcr aujourd'hui. où nou, voyons l'autocratie russe se défendre par le; mêmes abominables moyens, où, rcœmmenl, des moudjiks abrutis d'cau-dr-vir, se jetaient sur les étudiants de Moscou cl s'en p,-enaicnt à• l'inlelligcnce • d~s maux qu'un régime d'oppression cl de slupiditf laisait peser sur eux.
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