Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTlllHE 1:-0CI.\LISTE pagne : en lêlc de ln li,tc il inscrivait le 110111 de Léopold dr Saxc-Cuhourg. C'était déchirer ouverlC'm,•nt lt'-, t?ngagfmC'nlspri-.pa.rc,onprc\d(\resseuravc,r Louis-Philippe. 01·, clans le même moment, c~lui-ci rt•primandail cl dé-avouait Bresson bllll ambasS11druràMad,·id, <1ui avait repris l'a,·,rntage sur llulweraup,·i•s d,, l'ex-rfgenlr ,•l régir un double mariage simultané des deux princ,•sses avrr don François d",\s:;isr el le duc M .\lonlpensier. ~lais puisc1uele ministère anglais n'ohs,,rvait plus lui-même le,; conventions laites, Guizul rS'lima que Louis-Philippe n'était plus engagé à rien. li décida en ronsi'<lu~1weLouis-Philippe à soutenir la combinaison Bre~~on,non -,an:-.pt'irw,(·ar le roi ~Inquiéta.il fort de l'opinion des puis- ,anrrh Pt tenait. quand rnêmr ù nr pa::; répondre au, mou,·ais procédés angJab, par Ms pror<'dés S!'mhlahlr., l'l IP double mariage simultané lul annoncé olficirllC>nwnl. Cl'lll- annonrc j,•ta '" cabi, ...t de Saint-Jarne, l'l ,a presse dans une exaspt•· ration indi('iblc. Brrs-,onfut at'('th1' ,ravoir gri!',t.'I{':,dt•ux rrinei, t'l l'mfanlc dans unr orgif' nocturne ·afin d'arrarht•1·leur c1111--.,\nlcmc11l. Point n'titail ~soin de celle e,plication. l,n ,ouper jnseu~ ,crllo probablement ,.., paèt~. mais ne fut µas à roup sûr le piègt• où ~Jal'ie-Cbri,tin•. ••1 dir.• des Anglai,. se -erail lait prendre, cllr ,,1 ses lillr,. li avait ,ulfl à Bi,•,,on de p<'nl'lrw l'u,-r,•g,•nle de celle ,·é1'ilé (~JrnwnlairY. qut\ l'influrncf' angiai,t• f!.toblieeu E::,pa~nf'por IP mariagr a,·ec un Cobourg, c'éloit à brè;,e (lch<'anrc le l'f'lour d'E,purlero. Polmerston, qui n'a,·ait pas l!.'nu les engagemenh pris par son prtidoces..-ur, n'en cul pas moins le Iront dt> 1·ap1)eler i, Guizot le• promes..-s dr Louis-Philippe. Guizot, au lieu de rap1Jcl,•r à son C<Jll•'K""anglais que tout contrat &uppoi,1• reC:iprorill-,lergive,...,n,promit <p1r Ir~maritt~ ne ...r ff'roirnl pas :--irnultanénwnt, ~mbla i;'f'ntenir aux prcmièrr~dPelaration-,du l'Oi ù lord l\bcrdcen, pujs dèdara que la r<'ino se 01nrit1raiL bien lu µrernièr< 1 , HHli-; que l'\3 sœur f'pou,;crait~loolp!'n- .ier inunt><lial.Pmentaprès, cl sans altendr,• que le trône d'Espagne eût un lwritier. On sent dans ('e• hésitation• la main de Louis-Philippe, qui tenait la hridr trèscourt, nous le sovon\.'., à ~s niinistres dc!J affairc•setrangères. Les deux mariages furent célébrés le JO octobrt•, da,1s la n,êm,• chapelle. Palmeston, alors, dt'nonça ,Ions une note uux cba,rcelleries le mariage du duc de Montpensier comme une violati,m du trail,i d't;trecht et manœuna pow- lail'(' entrer les cours du :-lord clans S<''l sentinwnls . .\lais e,lw-s-ci avai(•nt bien aul.rc chose à lairo que de se jeter dir1'ctement dans (·etl,• quel'f'lle. Enchantées au contraire d'un événem<'nl qui ruinait l'entente ,·ordialP, dies pouai(•nl désormais donner e1Jes-mê111csune rnlorS(•, dans le sens ab.oluti,te, aux traité, de 1815 aans ,·rainle d'être gêné1•spar l'a,·,·ord des deu, grandes nations libérales. Car tel lut le fruit uniqu• t'l lâcheux du •uccb remporté par Guizot et Loui•• Philippt' dans celle comMie de, mftcriage<1c•pognols. PalmenloO, qui n'avait pas boooin de motifs d'onimositi• ('Onlre la France, s'en fit un iincf l't une arme. De sou 1·ôté la reine \ïctoria se plaiirnit hauk1lll'nl de la dupli<ité de Loui...Philippe,

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