Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

HISTOIIH: SOCIALl::iTE grandeur de, leurs Etats respcclils. Elles n'ont pmais évité à ces peuples un ;.a. crificc ni une guerre, el n'ont agrandi que l_esf>tats qui (>Laientles mieux armés pour la lutte. Louis-Philippe a,·ail acrrple. mai;, pour ~lonlpensicr seulement. Il comprc• nait très bien que ni l'Anglelerr<>ni l'Europe nt' supporteraient jamais qu'un de ses fils lût a-sis sur le trône d'f>spagrw. même cornm<' simple prince-consort. Fort de son rdus, il pouvait écarter le candidat que l'Angleterre mettait en avant. Lor, de son voyage à Windsor, il fit part à lord Ah,•rdeco cl,• son int,•ntion bien ar• rêléc de ne conelurc le mariage de son fils ane J'inlanlc que lor><Jtr••la reine Isa• belle serait mariée elle-même el aurait eu un culant. De son côt,s, lord Aherdecn écarterait la candidalun• de Léopold de Saxe-Cobourg el arreptPr.iil que la reint• épousât un dc.sccndanl d,, Philippe V. Le• candidats de ce <·ôténe manquai,•nl point. ~lai,. natur,'IIPnh•nl, il n,, pou• vail être question du fils de don Carlo,, pui,qu<' don Carlos. au nom de la loi Sil· ligue, ne reconnaissait pas la reine Isahclle cl prétendait po'.rr lui r•l pour son fils au trône occupe par J'u,urpatrir,•. C'eùl été, d'autre pari, plarer l'absolutisnw sur Ir trône, cc que l'Espal(ne n,• permettrait pns. Louis-Philippe porta son choix our un 13ourhon de :-api<••. doo François d'.\,ssi,,.... cl donna il son arnbas,adPur it Madrid drs in,tructions en cc '""'· La jPun<' r{'inedélt•stait rordialcm<:'nl!-Ion C'(H1:-.in François. un t>oqurbinfanati,c par les prêlrc-s, abruti cJp dt'rntion, miouliou-cs rl inepte, ,•l par surcTo!l rorl pPU avantageux dP sa personne. On le disait impuissant, el <'P bruit était sans cloute arl'ive aux oreillr, cl'l,abclle, rar elles ,•laient habilué,•s à en ,•nlendre bien rl'auln.•s. Elle n'rûl pas aim,s davantage son autre rou,in d1111Enriqur. ~lai, celui-c·i,ayant montré d,•s ,·rll<'ilt•slibérales. ne pouvait convenir à Louis-Philippe. Donner uo cpuux impui,,ant à Isabelle, c'elail ouvrir l'accès du trône d'Espagne à Montpensier. Telle était l'arrière-pensée du roi, qui tantôt a,·ançait, ta11lôl reculait. travaillé en sens cpnlrair,•s par la crainte de voir l'Angleterre nouer une coalition des pui,sanccs et par le désir do caser ,.,, enfants. Mais l'arnbnssadem· anglais, 0ulwer, s'inquiétait lu, t peu des prome&ses laites par son ministre au roi des Français. JI s'appliqua à miner la candidature d'un Bourbon à la main de la rc-ine, circonvint habilement Marie-Christine qui, n'étant plus sous l'influence directe de Louis-PhilippP cl n'ayant plus be.oin de ses bons olf:ces, oublia ses promesse, cl l-erivil au duc de Saxe-Cobourg pour lui !aire savoir qu'elle agrœrait la candidaturo de son fils. Louis-Philippe, immMia• lemenl informé de celle intrigue, s'en plaignit au chef du Foreign Office, qui désavoua son ambassadeur à ~ladrid el lui enjoignit de cesser d'agir en laveur de Cobourg. Sur ces enlrelaitc,, le ministère tory élail renve,-sé. Le 29 juillet 18'i6, un ministère wigh, présidé par John Russel, arrivait aux a li aires a,·cc Palmerston au Foreign Office. Le premier soin de 'celui-ci lut d'approuver Bulwer pour ce qu'il avait lait el de donner une liste de trois candidats à la main de Ja reine d'E,.

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