HISTOIRE SOCIALISTE en unilorme, bien qu'il ne lût pas député, un autre ministre qu'ils traitèrent de voleur, et rendirent tout gouvernement impossible. Espartero ;uspcndil d'abord la session, puis prononça une nouvelle dissolution, Il laquelle répondit immédiatement une insurrertion qui éclata presque simultanément à Grenade et à Barrelone. La junte insurreclion.1elle do Grenade nomma Narvaez, le ronfidenl de Marie-Christine, capituine général de Valence et de Murcie. Espartero se mil immédiatement en campagne, mais tandis qu'il bombardait SC\'ille, Nan·acz entrait à Madrid, s'emparait du gouvernement el envoyait Conrha au secours de la ville assi11gl-c. Vainru, Espartero s'enfuit en Angleterre. Un général venait de ,·ainrre un général. La cause de la liberté ne de,•ail rien y gagner. Le ~imulacre des éle\'lions amena aux Cortès une majorité favorable aux vain• queur,. La délaite d'Espartero, que les chefs politiques avaient abandonné, n'était pas relie du liberalis,M, mais seulement do l'influence anglaise au profil do l'inOuenee lrançai,e, ou plutôt au gr<•des désirs de Louis-Philippe el de se, afTeclions el combinaisons familiales. Aux révolnlioni, mililairr~ surcédairnl fr~~ révolution!-idr pala1~.toujours ~nu~ Je rouvert de:, inslîlution~ rrpré&1nlalivc~. t1t avec lem· !-ianclion en ravcur du plus lorl. Les Corlès avaient proclam,• la majorité de la reine lsabPlle, anliripanl d'une année sur la date l~galc. ;,,'arvaez comptait garder l'inUuence qu'il amit ac<juisc sur elle. Ses détracleurs affirmèrent qu'il •'t'tait attad1é par les li1•11sles plus doux la précoce jeune fille. l~lleavait alors tr<•izcans et devait, par la -,uile, en voir birn d'autres. Au ministère Lopez, ramené par Narvaez, succéda un ministère Olozaga qui ,,.. pou,·anl gouverner avec les Cortès, dont la majorité était composée do lib,•- raux el de monarchbtes coalisés, voulut dissoudro l'Assemblée el, "lins prendre l'avis de ses collègues du cabinet, obtint la signature do la rl'ine au ha>,du décret. Narvaez accusa Olozaga d'avoir employé la violence pour obtenir celle s1gnatnre. Isabelle, intcrrogee, répondit comme le voulut ~arvaez, qui cria au scandale. On avait touché à la reine! Il réunit le président el les vicr-pre,idenls des Corlès el décida avec eux la destitution d'ûlozaga. Celui-ci protesta, cria qu'il n'avait pas einployé la violence. que c'était une monœuvre de~ Chrislinos. On ne le crut pas: il n'était pas le plus lorl. Ur! nouveau ministère lut nommé, el un do M)S premiers actes fut de rappeler d'exil l'ex-reine régente. Rappel purement théorique cl formel, Marie-Christine étant rentrée en Espagne lors de la ~bute d'Esparlero. Pendant son •yiour à Paris, elle avait, dès 181,0, proposé à Louis-Philippe une combinaison matrimoniale consistant à donner M)S deux filles aux doux file du roi : le duc d'Aumale épouserait la reine Isabelle, el le duc de Montpensier l'infante Louise-Fernande. Les princesses avaient alors dix ans el huit ans. Nalu• rellcmenl, il n'était pas plus question de leur consentement que de celui dos file de Louis-Philippe, qui étaient âgés de dix-huil el S<'izeans. Les théoriciens de la monarchie présentent ces combinaisons, où les senlimenl8 des lulun, époux ne jouent aucun rôle, comme un sacrifice !ail par les princes à leun, peuples, à la
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