Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOIHE StlCI.\Ll~TI: 527 du~ll'ieUt' soit d1~v4•loppl~, l'l où, <·n m6ru,, lt•mps, la mas~• s'immobilise dan!-ila :-.enilude •· C',•,l diw s'il pr,•nd en pili,·, dau, Il' lahl,•au p..lilique !'l ,,,·,momique qu'il lra<'(' de l'Espagne, la caricnture de libt'ralism,• ,!ont ,'aliubl,•nl les compPlilions des parti,,. • Certes, il .,,t bon, dit-il, qw• I' l(,pal(ne ail M'S Cortes. son statut rial. st•i, é-lcctions •: mai~ tout rC'la Ol' -..Praqu,1 ,·111111··di~ si l'on ne donrn• à ('t' règimt• JlOlitique une rt?alite var• d,achvrs 1 de fécon1lt 1i, t·nll'f'pri:-,1•!', ,natt'ri(•llcb, uni• organisation générale du ln1.vail, unr action prodigiPU!-.f} ~l pP1'8i~lnntc1n11·un :,ol néglig,•, rt>de,·enu inculte ou inf,•rtile el dejit. <'rl\'ahi par IP, in0uenees d,'IPl/•r,•, d'une demi-barbarie.• Après trois quarts de ,iècl•. ,i l'on en excepte la Calaln1?;ne ~l les rpgions i.!1dustriellcs du Sord, ees paroles du ,·iPux sociali,tt:• i,i longl!•mp• mbconnu sont rnc-01'<" de la plu'\ éclatant,\ véritl', 1..•tchacun (lp-; (·,·{•nen,cnts qui agitent C? malbern,•ux pays, rn proie aux grands ~1i~neur~ lerrii>m, f'l au clrrgt.•, nou, en upporte une nouwlle confirmation. Tandis qt1t', dans le grand palais désert, Esparl<•ro tentait cl(• maintenir Isabelle"'"" sa domination, la rt>ine-mèrc. l'érugiéc à l'ul'is, multipliait les exhorlalioob t1l 11 1!-t enr1mrag.--mPnt~ ù "-"S partisans dPmeurt..>s t•n El)pagot•. Lr~ mê<'onlrnl!-. que faisait Esparl!•ro. le, chefs militaires jaloux do sa grandeur, les officiers de la garde l'Oyale lic<'nl'iés en grande partie, le joignaient aux rhrislinos en des ,·oneiliabules qui abuulirt•nt à uni' prise d'armes. L'un dPux, O'Donncl s'empara dl' la cilad,•lle de Pamp.•lune. l'l bientôt toute l'Ei,p,igne du .\ord fut en arm,•,. Espartero cnvoi·a d0 s troupes. qui se joignir't'nl atLX révoltés. Les parti::,an~ dCl l'ex-rég-Pnl<' ~lariC'•Christine. dans le mênw moment, lrn· laient d'enle,·cr lu jeune reine et sa sœur, U\'CC la l'ttmplicite d'une partie d+>la garde du palais. ~lais 1,,, soldats fidèles à Espartero tinrx•nt bon. l'rw bataille sanglante s'engagea dans les cor·ridors, au seuil même dt> la chambre ou, tremblantes. le-.drux jcuneh fille!-ts'étaienL réfug-il.. >t•~. La ,·icloirP resta au rl•gcnl, et le• prinees!.Cs rnlre ,e, mains. Il reprit l'twanta1:,• .ur O'IJonrwl et supprima l'(! qui J'('Stoil drs fueros en assirnilanl les provinces busqu,•s au rc,lt' de l'Espagne, sous une constitution politique unilairt.\. Ce lul un (-choc pour Lo(!i,-Philipp<', qui a\'ail ,mrh•nu d,• ,on mieux, sans se compromellre, sans mèllrt> aucun de ses •g,•nts ,•n urnnl, la teolati,·e de )larieChrisli~e. Espartero était dès lors le maître absolu de l'Espagne. Sa victoir\' sur· O'Donncl avait confirmé le Litw de due de la Victurrc c1uo lui avait donné la régente avant qu'il la jetât à l'exil. li pron()nça la dissolution des Cortès, mais les élect.ioos tournèwnl contn• son gré. La nouvelle majorit~. se luisant l'echo du senlimeoL public, voulait qu'il se débal'rossi.L dr• dnu. généraux répl'ouvés pour· leur cruauté : l,iJ1age el Zurbano. Soit par fidélité ,•ovcr,; ses eompagnoru, d'arnw,, soil par crainte de le~ voir su•ciler contre lui un mou\'emenl militaire, Espartero a'obslina à les garder auprès do lui. Lee dépult!s s'obst.inèn>nl, mirent en miuorilé t,, ministèr-.:, qu'il cooi,titua, ooaspwnal l'un d.."' ministres qui était al!" s'a~sNir à son baoc de la Chambre

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