HISTOIRE SOCIALISTE 5H, Copcuhague, qui avaient, nous <liL .\1. ihurcau-1Jangi11, <t l'un cornmc député, l'autre comme pair, pris hautcincnl pa1 l1 pour l'oppo::,ilion )>. i...:01111mnci11i:;lrc des a!ïaircs étrangères, il lit hien ; mais pourquoi a<lrncltait-il ses subordonné, dans le Parlement, :;inon pour fau::,::,cr le peu qu'il ) m ait Je rcpré:,èUlation nationale dans les élus de la bourguisic ? La santé de \ illc111ain 11c ::, 'élanl pa::i rétaLlie, 011 ra, ail rtwplacc au 111ini:; tère de lïn:;trucliou publique par :";-ahamJy,qui 11·ctu1l pu.... lui, u11aJ,cr--airc des congrégations .. \ussi cntrcprircut-clle, de ne pas s'en tenir aux a,·autages obtenus par le mai~tien du statu-quo, en tout cas de les utiliser dans la mesure du possible cl de l'impossible. Au premier rang, cl menant toute l'EgJ,-e au combat, était la société de Jésus. « i\ous sommes tous jésuites, ,, disait un é\'êque, et il disait ,-rai. Le temps n'était plus où la puissance de, jésuites était niée par ceux qui y participaient cl la <cnaicnl, où l'é,èquc de Chartres en parlait comme <l'un« fantôme dbparu depuis ticizc ulls )>. \ oici ce quïl disait d'eux en 1.qJ3 : « C'est un petit nombre d'hommes retirés du mon<le et dont on , eut faire croire que la main toute-puissante y remue tout par des resso1'1s iin i,ihlcs : Quelle misérnble comédie ! Que sont aujourd'hui les jésuites ? Où sont lcw·s biens ? Où est leur fortune ? Ont-ils donc en leur polf\oir qudqu'un de ces moyens qui, par la nature des choses. mettent s,'uls en étal d'agir sur la disposition générale des esprits el sur la marche ries affaires humaines ? Xous déclarons ici, hautement, que celle supposition n'est qu'une fable ri<licule, une fiction grossière et ,ans ombre de réalité. » Deux ans avaient suffi pour changer le ton d~s champions de l'Eglise, Ils a, ouaient les jésuites, leur nombre, leur puissance, 110n parc(' que, pres~é..;par l1C\·idcnce 1 ils ne pouHticnt continuer de mentir, mais parce que, sûrs du ll·iomphe, ils pouvaient en hâter le moment en déployant la bannière du Gesù sous laquelle ils étaient 'tous rangés. ~lais c'est toujours la ,·ictoirc qui les a · perdus. C'est clans les tctnps où ils se plaignent. où ils se clis,'nt persécutés, et où en effet l'Etat s'oppose sérieusement ù leurs empiétements, quïls utilisent les ressorts d'opposition et de sentiment el accroissent Jeurs forces et leur nombre. Un pou\'oir complice leur clonne-t-il la ,écurité de l'aveu public el l'espérance d'une conquête définitive : le péril quïls sont apparait ù tous les yeux, <'l la ~ociété en1ièrc se drcs!ile contre eux et les ramène par contrainte Il l'humilité chrétienne. En min le !\'àrde des sceaux arnit demandé à 11ontalcmberl. qui l'interpellait hautainement aux Pair•. d~ parler moins haut et de ne pas attiser le feu. Ines de leur force déployée, les jésuites de robe courte, de rohe longue, prêtres cl é\'êques, car toute l'E,ili<c était à eux. taillaient et tranchaient, censuraient ~\·ce inc:.olencf!, b,·a\·nienl les lois, insultnirnt les ministres pour obtenir d'~•u non plus des complaisances, mais une soumission absolue. Le cardinal de Bonald. critiquant le livre de Dupin sur les Libertés de l'Eglise
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