HISTOH\E SOCIALISTE 507 et aux droits de la société civile, et recueillait une part de la popularité qu, s'attachait aux défenseurs de ces droits ; et il ,·oyait dans la défaite du mini,- tère une occasion de ressaisir le pou\'Oir. Car il a\'ail conclu, dans son rapport, déposé le l ï juillet, à des dispositions que \'illemain, paralysé par Guizot, n'avait pas inscrites dans son projet cl que le ministère n'était pas disposé à accepter. « L'esprit de noire ré,·olution, disait le rapporteur, ,·eut que la jeunesse ,oit éleré par ses parents, par des laïques animés de nos sentiments, animés Je l'amour de nos lois. Les laiqucs sont-ils des agents d'impiété ? l\'on encore, car, nou~ le 1·épétons sans cesse, ils onl fait les hommes du siècle présent plus pieux que ceux du siècle dernier. Si le clergé, comme tous les citoyens, sous les mêmes lois, ,·eut concourir à l'éducation, rien de plus juste, mais comme indi\'idus, à égalité de conditions, et pas autrement. Lo veut-il ainsi ? Alors, plus de difficultés entre nous. \'eut-il autre chose? II nous est irnpossilble d'y J consentir. » La défaite du parti catholique devant la Chambre était certaine. La loi en sortirait aggrtl\ée. Guizot en a.ail le sentiment tr·ès net. Louis-Philippa, de son côté, ne voulait pas que son mini,tère fut rem ersé par une querelle « de cuistres et de bedeaux ». Une maladie grave de Villemain vint à propos tirer le cabinet d'cmbarrns. On ne pournit discuter une loi de celle importance en l'absence au ministre le plus directement intéressé, et qui en était l'auteur. Sentant Je courant d'opinion qui s'était formé dans la ChamLre contre leurs prétention~, et d'ailleurs mal disposés pour un projet qui obligeait le, membres ecclésiastiques de l'enseignement à déclarer qu'ils n'appartenaient pas à une congrégalion non autorisée, forts enfin de la tolérance du pomoir qui leur faisait prendre beaucoup plus que la loi ne leur e0t accordé, les catholiques militants s'étaient, de leur côté, for! assagis. Un accord tacite suspendit donc les hostilités parlementaires. CIIAPITflE VII LES JÉSUITES L incident Pritchard et la guerre avec Je Maroc. - \'ive agitation .?n Anglclerre. - La f)-anc<' accorde une indemnité à Pritcbord, mais garde Tarti. - Louis-Philipp3 rend sa vi:-1te à la reine Victoria. - Audace croic:.sante des clfil"icaui:. - Thiers interpelle le gouvernement sur les jt'.<,:uites-. Aîd6 par le pape, Guizot joue les Chambres et lr p3y:-.. - Pa.: un jêsuite n'a quitté la. France. - Per~écutions contre l't:niversité : Salvandy interdit les cours de ~tickiewicz. et d'Edgar Quinet. - L'art el la pensée en 1sn. Le 31 juillet, on apprenait à Paris que Pritchard, ayant fomenté une insurrection des indigènes de Taïti, avait élé arrêté par le commandant de
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