.œ J-IISJ'OIHE OCI;\ LISTE « ... \ïedlar<ls de trois ou quatre lustres, il la face hârn cl plombée, aux regard~ ternes et l:.l--c.·1f:::.triblcs , iclîmc~ de la lu~urc qui dé,ore leur frêle orgrrni~me,élcint la pcn~c dam, son fo)er immortel, laril le sang <lans leur jeune cœur cakiuè par le feu de, pa'-ions luhrique, cl putréfie l'air au fond de leur poitrine haletante sou, une dècri•pitud,, pn·cocc. » Il y avait du Hal dans celle dc,criplio11 lugulnc <les ,·iclimes de l'internat lalque, mais le bon curé se gardait bien de montrer les ùchmcs de lïnlcrnal congréganiste, où rc,emple et I'c11~cig11cmcnt <le l'immoralité cl de la déprm ation iénaient trop ~OU\;Cnl des maîtres eux-mè1ncs, pous;éi, il des écarts monstrueux par l'ab;urde règle du célibat. Les maitres de l'enseignement uni, ersilaire, au regard de crl homme ,i, Dieu, du Dieu de charité, étaicul des « calomniateurs », des « hommes sans cro)'a.nccs », des « m~ rrniôons de l'alhêismc », une (< impure \'ermmc ».• Avouant le but de l'Egli,e, il demandait la « liberté», mais c'était « en attendant», car« il /allait que l'Lnl\cr,ilé ou le catholicisme cédàl la place». Pour cela, 11fallait que le clergé s'empara! de la presse, afin « d"abattrc au pied de la croix les peuples et les rois». La liberté des cultes, « n'en parlons pas, c'est une invention de Julien I' \poslat ». Les laiqurs renchérissaient, s'il esl possible, sur cet odieux langage. Leurs journaux, notamment l'L'11icers, où Ycuillot H'nait d'eutrer, tout frarchcmenl converti, juraient de faire sauter l'Cni,crsité par les fonèlres. llonlalembert avouait que sa re,endicalion de liberté arnil pour objet la suppression de la liberté el déclarail que l'éducation « est une partie pratique de la religion d comme un droit inhérent au sacerdoce». Il ajoutait : « L'Eglise catholique d1l aux hommes : Croyez, obéissez, ou passcz-,·ous de moi. Elle n'est ni l'esclave, ni la cliente, ni l'auxiliaire de personne. Elle est reine, ou elle n'est pas. » Do rares évoques désapprouvaienl celle campagne qui a,ail empli de tapage l'année 18-\3. Celui de Langres refusait de lier la cause do la religion à un pa1'li. Quant il l'archc,èque de Paris, tout en désavouant les diatribes des \", 1drinc cl des De,garcls, des Carol cl des Carle, il dénigrait doucereusement l'Uni,ersité cl déclarait qu'elle était incapable d'enseigner la morale, puisque la morale ne peut reposer que sur la religion cl que la religion ne peut etre enseigu~e que par le prètre. En somme, il e0l fait grâce à l'L'nivcrsilé si l'cn,eignement y avait été remis aux mains du clergé. Lacordaire blâmait aussi ces excès de zèle, car il sentait tout ce que sa cause avait à perdre en alfichanl des exigences lrop absolues. C'était le moment où il ,·enait de fonder un premier couvent de dominicains, à Nancy, et où il en fondait deux autres ailleurs. Le <rou,crnemenl fermait les yeux el des ministres l'invilaienl il diner. ,\ussi suppliait il ses amis de Re pas compromettre les avantages déjà obtenus. << Quelle diff~rence entre 1834 el J8-i4, écri,·ait-il alor!< à l'un d'eu:r. Il ■ suffi de dix ons pour changer toute la scène ... Ce que nous avons gagnédaaa ceCIAI
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