Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

HISTOlHE SOCIALISTF <lroile pour accabler t,u1Lol d'1m cctivc::,, cc1le-c1 l'accu--ant df' tra.hii;,onnionarchique, cello-là de trahison nat1011;ilc. Gu,zot, a la triliunc, lit tète avec sa ténacité coutumière, rappda, au milieu de:, 111lci-rupho11:; qui liad1aicitl se:, phra:,es, qu'il s'était déjà expliqué à fond su,· le ,o~age de t,anù. 1ous les e,pnb clair rnyants, dil-il, sentaient que la tcnlati,e de ,\apolénn c11 li-15 o!ta1Lcondamnée par l'Europe. \lonarclnsle el hliéral, il était allé supplier Louis.\\ Ill d'accepter des mslilutions libérales., seul moyen d 0 é\lter la rcrnlullon et la réJJubhque. Uc fait, c·étail na,, et Guizot ne fui pas le seul libéral <Jill, en Hl!(",. pensa el agit ains1. 1rahit-il l'Empire ùo11t il ctml fo11ct1011naire? Dans une ,·ertame mesure, non, pui~quf'. prl!cisé11u·11l à cau::it~ùc ses mrnées co11-,tilutionncllc:,en Ca1cur ùe Louis X\ Ill, le ~ouvcrnement des (eut Jours I a,ait r(,-uqué du poste qu'il ocrupail au mim..,frrc dt•c., aliaircs élra11gt!rt!~. L'oppo ... 1lmn n'en avait pa:; moin~ beau jeu contre lm. ~ 'éla1l-ll pa:-i aile, en somme, à cclut que la force des cho,c, cl de, baïonnettes éll•n11gèrc, dernit _rendre le maitre de la France? Il ,i"a, ait pa- fait acte d,• lidchte au malheur. et ,a démarchP avait servi sa fortune J>Oiihquc. li <'lait <Jonc mal IJUahfic pour prorc-ser de ,, haul la morale p\)lilique. Sa majorité li<lde, sa majorité de foncti<>n11aircs cl d'aspirants fonctionnaires ne lu, en donna pas moins son npprol1s1lw11. Elle de, ail lo suivre avec plus de répugnance, quelque, jours plus tard, dans une affaire qui faillit mellr,• aux prise, la F1·a11ccet I' \ncdctcrre et soulna dans le pays comme de l'autre coti du détroit, une longuu el ,ùe agitation. l\'ous a,orn, dit dans le chnp,lre précédent que la France avait impo,é à la reine Pomaré son protecto1·,1t ,ur Taïli. "" !SI:!. Or, il ) a,ail auprès de celle reme un \nglai,. nomme Pritchard, moitié missionnaire et mo1l1é négociant, c esl à chre doublement l'un cl l'autre, qui, par surcroit, cumulait avec ces fonctions celle de consul d' \nglcte,-rr. Son gou,crnc10l'nt, il n'e,t pas besoin de le dire, a,ail vu de fort mamais œil s'établir le protectorat de la France sur un archipel quïl conrn,tail. Pritchard s'était emparé de l'esprit de la reine Pomaré cl, sous prNc,te de défendre ses droits sou,crains. il la pou••a1t iJ se Mrober nu protectorat français que, d'ailleurs, la force lui avait Ca11accepter et non sa volonté. Les chO'<es en vinrent à un tel point que l'amirnl Dupc'tit-Thouars. en no,cmbre 18~3. dépo•a la reine ri proclama la somcr,.inelé de la France sur tout l'archipel de la Socièlé. La nouvelle en parvint dans le courant de fénier en Angleterre et en France. La presse anglaise jeta feu el Dammes, ameuta l'opinion. Le ministère de Robert Peel demanda immédiatement des explications à la )''rance. Louis-Philippe insistait auprès rie ses ministres pour un ùésa,·eu immNhat, formel. de la COlldllite de l'amiral Ot>J)<'tit-lhouars. Ccu~-ri h~•itaicnt. •auf t;uizot, à mécontenter aœ-si p-rttvemrnt ltto,( mnrin-... La pr<'~~ frnnc:ai,(' :n:ul pri~ le ton dé la presee ,ngtaisc, opposant fhaudni,me à jmgolsmr. 011 put se croire revenu aux ,i!nins jour• rlel8\0. Deux Q"ranrl• P,'Uple• allaient ils rntrer ,n

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