IIISTOlllE SOCL\USTE 1'10 des communautés agricoles imprégnées de l'esprit fouriériste. En moins Oc dix ans, une quarantaine do phalanstères furent organisés ; en 1S43, on en complait déjà treize. lis de, aient peu durer. Ceux qui résistèrent le plus aux causes de dissolution extérieures cl intérieures furent les groupes rdill'.icu,. le, S\\Cdenborgiens, notamment, qu, faisaic11l de ra-,sociation éco11omi<1uc 1c moyen de ré,\li~cr leur id cal 111) -,~ tique. Encore aujourd'hui, la pratique coopérati,c qui fait du 11101111on1,mc une organisnl1on rcbti,cmenl collccll\tslc n'a pas cl'aulr,, objet <JUCcl'assm·•r /, celle srclc il's mo)ens de ,i,rc cl de poursui,rc son but cxclusil'cmenl religieux. En mèmc te;nps que les phalanstériens dé, cloppaienl ainsi leu,· acll\ dé, au point cl'ètre ro1hidcrcs en France el il l',•lrnnger cornmc runique parti social1-;lt•, lt.•srom111uni.... 11•s co11trntw1c11t ù rc<.'rt1lr1·d(•S ndhércnts dans 13 cla:--se om rière, séduite par ln simplicité de la doctrine autant que par la magniûcencc des pcrspccti1·rs qu'elle lem· 0111rn1l. llèzam) publiait pour eux son Cocle clela Communuulè, où l'égalité sociale absolue , 1ta1Lindiqu<'r comme le souverain bien. l\ichard de la l lnulièrs afr.rmail le mèmc idcal dans le journal l'lntelli11e11ce, fondé par Laponnernye, t't ùans son Petit CtJléchi<mc de la ré[ormc sociale. Pillot, qui demi! faire partie de la Commune de J8ïl, était un anci,·n prèlrc de l'E<?lisc de l'abbé C'hMd. où, lrcnlc an, a, anl ~I. Il) ac111thcLoyson. on tentait de réno,cr b culte catholique en disant la messe en français. Il pu bliait en 18-10 une brochure : ,\ i clu1teaux ni d,aurnièrt'.<, où il affirmait le communisme non seulement comme un idéal humanilai1<', mais comme un~ doctrine économique cl sociale scicnliûquemrnt démontrée. « Qui fait cc quïl peul, disait-il, fait cc qu'il doit. Chacun a droit à la sati,fartion de ,r, ,éritables besoins, lorsque tous possèdt'nl Ir nécessaire. » Comme les communistes de cette cpoquc, P,llol subordonna,l la 1,1,crlé ;·, l'égalité, n'admettant pas qu'un indi,idu raisonnal;le pût se refuser ù profiter des a,anlages de la communauté des ùicns. « L'empire de la sottise est à son terme, disait-il un pou prématurément; celui de la science commence. >l El, fort de son infaillibilité scicnllfiquc, il rétorquait ainsi les objections contre le communisme : « Mais, nous dira l-on, l'humnnilé n'<'n ,·<'ul pnc; ? - Mais, répondrai-je, si les pensionnaires de Oicetre ne ,oulaient pas de douches ? » A l'Eaalitaire, Hichard de la Hautière arnit fait succéder un noU\·cau journal, la Fraternitt!, a,·ec un groupe de communistes révolutionnaires, en opposition aux communistes pacifiques groupés par Cabet autour du journal le Populaire. La Fraternitt! ne dura également que quelques mois. « Nous nous garderons bien, disaient ses rédacteurs, de fixer un terme à la réalisation de nos idées. Ce que nous désirons, c'est que Ir peuple ait une foi qui lui rcTidc son acti,·ité cl lui maintienne le don de la pcr•cht'rance aux jours d't'prcu\'c, une doctrine qui remplace enfin à son arnnlage les théories insuffisantes de la
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