lllSTOIRE SOCIALISTE l,iliscr leur propriété sous un petit ,·olumc, afin de la soustraire il l'avidité de leurs persécuteurs. lis se trou, èrenl ainsi, à l'aurore de la formation capitaliste, au moment où la propriété mobilière prenait le µas sur la propriété immobilière, tout à point pour profiter de celle él'olulion, ~lais ib n'acquirent point la situation prépondérante que leur attribue Tousscncl clans les pays entrés plus lôl que la France dans le 'système économique nou\'eau, notamment en .\nglclerrc, Si Tousscnel amit rn cela, il aurait gagné le titre de philosophe que lui décerne si généreusement ~I. Drumont. li rut du morns un pamphlétaire plein de verrn cl d"esprit, et les coups qu'il porta aux financiers juif-, atteignirent leurs nombreux associé..; catholiques cl prolcstnnh. Parmi le; phalanstériens notoires de celle époque, citons encore Jean Journet qui, nous npprcnd Bourgin, d'nprè:, u11 documrut i11éd1t, (< a\ait quitté !:iU lJharmacie de Besançon pour é\ angéliscr, les pic<ls nus et le (;';acau c.Jos, vcn<lanl se~ l,rochurcs cl faisant des prèchcs sur les piC'rrc.b;,orne~ >>. \'idor Scho•khC'1e'ut tk la ~~mpathic pour la doctrin". rt il t•c-rnaït ù Con~1dérant : c<llans quelque coin du monde qur l'on aillr, .., l'on nr trnu,r pn~ l:1 Plialan9e aux maius de tous les hommci:,;occupé~ <l'idée!';$éricusc~, du moin!-- la co1111ai•sc11ils cl mu, demandent-ils cc qu'il aù, icut de !"école phalansléri('llllf'. .,\ <lelels ::-igur-. 011 peut rrt~ontwilrc qu·unc idée a une , alcur cl prend racine. Cette compensation du ruùc labeur de la propagande, die rous él:1il duc. n La Phalrwge, 1rnlurcllrm~nl,publia cc tCmnignagc du jeune démocrntc, Jéjà célèbre par la campagne qu'il arait entreprise pour la suppression de l'cscl:.l\'agc. L'L nion hnrmoniennc, formée pnr Jt,-. di----itlcnts, fai-.:1il ;11.1.. -.i une p_Tan<lc •l fructueuse propa~andc cl a,ait des correspondants ci<rns presque toutes Jcs grande, \ illc~, Lien qu'une parlic dl' leurs coupti fus~rnl dr!-.linés uux amis de Con-idérant el surtout :\ lui : dc,euu chef J,, la doctrine, il dt'\'ail rcee,·oir la meilleure part des horions. Ju,t ~luiron s'était d'abord mis à la tNc des di~sicknts, en haine du « monopo1<' parisien.», puis ét::tit1-c\·cnu auprès ùc ses amis de la première heure, Parmi les améuités que les dissidents décrochaient aux orthodoxes. notons l'accusation de « scr,ilisme systématisé ». Dans leur A/maPllc/1 social cl dans leur journal Le Nouveau Monde, les dissidents accusaient en outre Considérant et ses amis de prendre « une marche trop exclusirn », de s'adresse,· ,, particulièrement aux priviligiés du jour » cl de proclamer que la science sociale n'a rien /J attendre des« pnul'rtS cl des ianorants ». Ils pensaient « que, tout en t;ichanl d'aUircr à la science les riches el les savants, il ne fallait pas ouhlier les travailleurs, qui constituenl l'immense majorité de la nation )>• • \u~si /..,c .\'ouceau .\/onde 3\ ail-il « pris pour lâche de pénétrer dans les ateliers, afin de faire apprécier aux travailleurs les bicnfaiLs de la seic~ee sociale ». \lais, en réalité, les dissidents n'atteignirent pas plus que les orthodoxes les couches profondes du proléta-
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