HISTOLRE SOCIALISTE qui refuse de le rece,oir, ,ie11l de lrnilcr mec la compagnie Ilulot. On pcnsc bien que le capitaliste anglais refusa de se laisser jouer. Forl do ses relation~. il fil du tapage, cl le projet Bulot échoua de, ant la Chambre des Pairs, le O juillet 1813, gràcc à un 111én10Îl'C où lu co1-rc:-,po11ùancc <lu minist1c a\ec le dcman<lcur é, incé était pul.,liéc tout au long. On ne de, ail pas tarder à con11ailrcle secret des complaisances de Tc~tc pour cc, tains entrepreneurs. :\ous !:>0lllmcsau moment où l'argc11taffirme sa toute-puissance, transforme tout en marchandise, lrouMc Ioules les consciences qui sont en contact avec lui. C'est lui qui donne le pournir politique à ceux qui Je désirent par vanité ou pour rnicu~ scrril' leurs intérêts. Les élections de 1842 en avaient, sous cc rapport, donné <les exemples si frappants, si publics, si effrontément ïlagr.\11b. que la Chambre arnil dù, ne fût-cc que pour empêcher le public de rechercher si une telle pratique n'était pas générale, nommer une commission d'enquête sur le:-,élections d'Embn111, de Carpentras cl de Langres. La commission, dont la majorité était ministérielle, s'attacha surtout /J dégager la responsabilité du gouycrncmcnl des faits de corruption cl de pression qu'elle fut bien forcée de constater. El pour\anl, que de précautions elle avait prises pour que son enquètc n'aboutit qu'à des résultats insignifiants. Toul d'abonl, clic n'avait réclamé, que contrainte cl forcée par sa rnino,·ilé, les pou,·oirs nécessaires. Le ministre de l'Intérieur Duchàtcl, avait interdit à ses fonctionnaires de venir déposer devant clic. Cependant, Je ministre de la .Justice le pe,·mit aux siens. La commission fut donc à peu près réduite aux dépositions des particuliers, sans aucun moyen d'ailleurs pour les contraindre il dire cc qu'ils sarnicnl, el à ne dire que la \érilé. D'ailleurs, hi rapporteur Portalis acceptait l'ingérence officielle dans les élections. « Si le gou,crncment, disait-il dans la séance du 5 mni, ne se défendait pas dans les élections, s'il ne s'y faisait pas représenter par des agent, <1uine doivent exécuter que des instructions honorables, je n'en suppose pas d'autres ... « ,\ .. ,cc11i:. - ,\lions donc ! allons clone ! « ~l. PonnL•s. - Je ne dis rien là qui n'ait été dit maintes fois. Je dis que l'action des partis serait un dissolvant dc,·ant lequel aucun ministère ne résisterait, devant lequel le gouv~rncment lui-même croulerait. » On remarqua que la gauche ne protestait pas, n'en éla1l pas encore à protester contre l'action du gournrncmcnt dans les élections. Elle doutait seulement q,1e celle action se fut tenue dans des limites raisonnables, et qu'il n'eût été donné aux fonctionnaires que des « instructions honorables ~- On s'en étonnerait si l'on ne savait que des paroles telles que celles-ci, prononcées par le comte de Gasparin, furent interrompues, dans celle séance, par les applaudissements du centre : « Annuler l'action légitime. l'action régulièrP, l'action honorable dt!
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