Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOIHE SOCI.\LISTE de J>apart, et ~e mit en mesure d'élaLlir la compl1cité des meml,rcs de son groupe, q,11furent ari-èté, cl impliqués dans raccusali<>n. Ln de ccu, ci, Lamwi-,. ècri\Ïl cl<' ~a prÎ"-on ;'1 UupOl), le rédacteur en chef du Journal du Peuple, pour lui dcmand,•r ,le pn'ndrc ,a défcu,c et celle de ""t'"' camarad1•..., dénoucé~ par « k lrailrr Pnp:1rt ». Ln1111oi:; lui dt•mandail ~gaiement dïn,itrr le ,\ntional à def,•ntlre le, accu,c, de,ant l'op111ion. Les Egahtn1r,'S élai,'11l de fcr"•nts lecteurs du Journal du I'e11J1le. Leur app,•I à lJupol~ était tlo1u: on ne peut plm, 11a!urel. I.e procur1·ui- gt.'lh.:ral Ih·berl ,oulul y ,o,r une complicité cffccti,r du journal daus la p1ép:nat1on d'u11 coup de main, do11t l'allcntat de <_lué11i--,•tdc,ait élre le si~nal. Celle doc-t1111 c clern1l ètrc reprise quara11tc ans plus ta,d. en l\èpubhqnc, et cn,o~cr le JOUrnali::,lc annrchi"lc C~ \OCl nu k1g11c. Il en c... t sorti, mai::, attend rnrorc aujoun11w, la l't'\ 1-..1011 d'une inftune prot·,··dun,,•. Celte injure il lous les pnncipc, du droil, qui étal,h,sail 1,• délit de complicité morale, embarrassa les journali,lcs ministériel- eux même,, qui r:·o~èrcnt soutenir une nu..,,i 1nonstrucusc doctrine. Quèllh"iCl <li'-lp:1rai-.,..,ail dan~ ce procès inli•nté nux idt..•r~ répuLlicainl"~ el ~oci:ili--tr·:-i ; c'était au journaliste qui défendait ces idées d'a,oir à répondre du complot cl de l'allcntat. Le mimstt•rc en rnail fait une qm.•-,tion de pnncipc, ... j unt"' lcllc c,pn~--!-,,1011 ne jure pas d't·ll·r rmployfr a propvs d'une ,cmhlal,lc J>l'aliquc, rt l'on \Il Gu1wl cl \larlin (,lu \ore!) -ul\ n• le, ,l,'l,at, d,• la Cl,aml11,· ""' l'air, a\OC une otlcntion pa..,:-..ionnCc. <JuclqUi .. '!; Pnir:-, prott~..,tt:rcntcontre cette dodrinc. Cou~1n 1 un philo-..oph<', montra plus d'esprit juridique que Portalis cl le, autre, juri-co11,ultcs qui soutenaient l'accu•ation, lor•qu'il dit : « Donnez-moi des prcu\'CS et je serai sé,èrc ; mais je ne saurais condamner un homme pour ses opinions, <1uclquc détestables qu'elles puissent êlrc. ~lontrez-moi des fn,ts ; c'est sur des faits seulement qu'un juge doit prononcer. " Et l'éconoini,te no,;i et le duc de 13roglic a) a11tsoutenu la ll1<'se dl' la complicité morale, il la réfuta en termes sais1c; ... anb : « .Je ..,ui::., donc coupahlc <le ~ompl1cité morale, ~•écria l il. puisque je défends Dupol., contre ,ous. " Dupoty ne fut pas condamné comme chef du complot, mais comme comrl1cc. La Pre ....sc, de Girnrdin, n:-.olumrnt m111i~téncllc pourtant, nr pul s'empêcher de protester en ces lcrmes : « S'il est une , érilé immuable, sacrée, tutélaire, c'est que la politique nP doit jamais intrn cnir clans les décisions de la justice. La société a d'autres moyens de se défendre ; quand clic croit n'a,oir plus que relui-là pour se sau,cr, elle rst perdue. " Les journalistes de Paris se réunirent aux clél~gués de la presse des départements et rédigèrent une protestation en suite de laquelle la plupart d'en Ire eux s'abstinrent désormais de rendre compte des débals de la Chambre des Pairs. Les démocrates firent parallrc quotidiennement le Journal du l'eupte,

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