Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

lll~TOll1E ::,OCL\LISI E 407 si\'CSde la Pation de, 1enncnt presque féroces. Il Y a rail un J><'U iJ,, cda ,lnns rcxaspération dont le ministre du l" mars était alor, l"objcl. » Le débat cul le caractère d'une querelle entre Ir mini,tr<' du jo111 <'I tl'lui de la ,cille. Guizot accu,a 1 hicrs cl'a,oir arrête 11,rahim ap•·~s la \lclu1r,· J.- \rzih. Thirr~ arntsâ tiuizol d'ètrc le mim~ln' tir la paix certaine. lhirrs. ne uléritnit pas cc reproche, Çuizol le sn\'ail mi1•11, q11f'prr~onnc. mais 1I 11ïu•-..1ta pas, afin de grouper autour de lui les int♦-•n~l, nlarmé~. d,, don1wl a -.on ad,crsnire le rôle belliqueux que celui-ci a\'ai( pri, pour la gal,•rie. - Si vous aviez fait de meilleure politique. lui j,•tn Gui10I, j"aurai, I'" faire de rnr,lloure diplomatie. - Vous deviez me lo dire 1 répliqua Thiers. Je n'y :11 pns manqué. Rrlisoz mrs dépèchrs. - Vous n'avez pas tenu compte do mes instructions. - Il fallait m'en donner qui ne fussent pas conlradicloir,,,. Vous vous êtes laissé berner à Londres. -- Parce que vous me forciez à fai.-o des mensonges trop grossiers. - Vous ne m'n,·ez pas dit qu·on allait traiter sans nous. - .Je vous ni averti qu'il se tramail quelque chose. - ::sivous o,icz fait de meilcuro politique, ajouta Guizot, j'aurais pu fo,,.,, tic meilleure diplomatie. - On s'est joué de moi. a,·oua piteusement Guizot. Tel fut, dépouillé de ln rhétorique parlementaire, le dialogue de l"ancien m111i,treet de l'ancien ambassadeur. « On , il, dit \1. Thureau Dangin scandalisé, on \'il les deux adversaires ne pas hésiter, pour les besoiM de leur cause parhculière, il ,·iclcr le• carton, du ministère. ,enanl lire à la tribune les dépêches orticiellos, cl même Ir, lellres privées, li\'rnnl les secrets d'Etat. sans milme s'apcrce,oir, dans leur étrange acharnement. de la surprise pénible qu'ils pro- \'Oquaicnt ainsi en France cl hors de France : le tout pour arriver à bien établir dc,anl l'étranger, qui écouln1l el auquel une telle démonstration ne pouvait déplaire, que si la France sc trouvait dans une situation r~chouse, clic le devait la l'incapacité. si cc n'était mèmc /J la déloyauté do tous ceux qui, à des litres différents, a,·aienl mis la main à ses affaires. » L'historien de la monarchie de Juillet mentionne le journal de Ch. Gre, 11le. qui déclare que « les révélations de secrets offic,cls et confidentiels ont été -.(•andnlcu... t'"' ». cl il i1Hoq1u• la chronique pohliquc de Ros!,i <lan..,lo nenœ (fr~ /Jt•u.r \/ondes. du ltr dèccmh1·c 18\0. « \ous ne t'ro~·ons pociinou...lromp,·1. 1ht celui ci, en nffirnrnnl que le comité diplomatique d,• la Comc11tio11 m~llnat plu, ,le réser\'e clans ses communications ou puùlic sur les affaires penrlantcs. " Il +•Mt ,·rni. ,rait- il ,. a., dt'S con,cntionncls aux minÎ!,lrcs de Loua~ Plnlippt•. ,:clic di'-lance que les pr~rnir-r:; faii:;3j('f"'ll à la palrir rl è la ltlu•1 t,; 11• '-:wn- ' fkr ,le leur ,ic cl do leur réputation, el quo les seconds ne songeaient qu"il s:u· ,acher mutuellement les profils de ce noble héritage.

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