386 Hl STOi HE SOCIALISTE Les conununistcs, dont l'acl'iongrandis~ait sur la classe ou,Tièrc à Paris, voulur·cnl var trciper aux banquets rèfornrislcs cl y affirmer leur foi politique el sociale. L'opposition prélcndil ne les admellre qu'en soumellanl leurs loasts à la cc1r,,11·cpr~alable. lis or·gunisùrenl alors, le I" juillet, un banquet qui réunil <louzc cents cmni,c:, 1 pour qui la réforme élcctol·alc ,oulail <lire suffrage urn,cr--;cl,cl suffrage uui,cn;cl é1nanciµalion dçs tnnaillcms. Des discour:; cnthousia~lcs y furent p1·011011cés coutre la peine de mort cl pour l'éla- _lJ}j--;-;rnH·nt de l'(·galité par la co11u11unauté. Le :.?8.on tn111spol'tail, eu cérémonie officielle, sous la colonne de Juillet, les ce;Hln·s des héros des trois journées. Drapeau rouge en tète, une colonne d'étudiants el d'ouu·iers c.:.to.1èrcnl le cortège en chantant la Marseilluise el en acclamanl la réforme. La police se jeta sur eux, cl un escadron de municipau, le~ dispersa :nec la dcn1ièrc , iolC'nce. Tand_isque le prince de Joimille ,oguail ,ers Sainlc-llélène pour en ramener le corps de Sapoléo11, celui qui se disail le successeur du héros lentail de noU\ eau la for tune il Boulogne, le 3 aoùl, el, a,ec quelques ~rnis, es-ai ail de soulel'cr la garnison de celte ville. Arrillé sur-le-champ, il élait traduit le 28 septembre a, ec ses complices devant la Cour des pairs et ~ondamné à la détention •perpél uc!l :• Cel événemenl s'était produit dans un moment d'exaltation patriotique dont nous allons parler dans le chapitre ,ui1ant. Le césUI·ion espérait bénéficier de celle cxallation. Son entreprise ful jug-éc ridicule. Il n'en ajoutait pas moins à la légende de son oncle la sie11ne propre, celle du paune prisonnier de Ham, el elles allaient toutes deux n'en faire bientôt qu'une. CHAPITREVIII 1 \ QI ES'flô~ o'onJK\T Le traitê du I.> juillet h•oJ~ l:.'IFrancr-. - La .::.itualion<'n Orient : \f:'.1.hmoudet .\léhémctAli. - Thin-. et Guil"Ol jon('::, par Palmer~ton. - L'cx.i~pération patriotiqu'e en Franc~. - l .oui~-Phili1>peCfl<' plu" fort quc tout le monde. - Préparatifs belliqueux de Thu.•r-..- fü•veil du patriofi'-rne allcm.ind. - Becker el la Chanson du Rhin. - Lamartine répond par la Marseillaise de la vaix. - Chute du ministère Thiers. Dans les derniers jours de j11ill~I JS\O. 011 apprit, à Paris. qut la Sainte~ Alliance renait de se rcfotmcr et de s'affermir par un traité signé le 15, à Londres, entre la f\ussie, la Prusse, I' \utriche cl l',\nglelerre, comme conclusion d'1me conférence à laquelle la France avait pris part. Qu'était-ce donc que ce Irai lé, conclu sans nous, el qui mellait fin brusquement à des négocialions enta-
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