Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOIHE :--OCI \1.1::, J'E leur 1)()~1llon. Le~ li\rcb 11c pClncnl <lo11c leur plaire, mai::.11:-.-.u11l pl'f'l·1i.•u, pour le;, malll'es ». Hic114ue l'objet pn11c1p<1I.J,•s collahoralcur, de J' lldie, -oil l'organieatio11 ùu tra,nil par l'th!'-ocrnllo11, ib u'c11 tra1lt•11t pa-. 111011b:nec sorn et po11ctualitèle:, poigna11t1~.., qut•:-.lion~ que la 111i:--lTt' t>I l.1 ~,-n 1tu<le de l'ou \Ticr mcllt•11t eu perm,11u·w·c a l"onlrc du joui'. Il, ,;,n4•11I qu·a\1· la lég1...Jation hostile qui leur intcl'dit tout n11>u,cme11t, les trm.. 11lll·ur:-. tcnlt'raienl eu vain de réaliser cc llrogr..munc. \u-..,i. en 111è11w kmp-- qut• de~ 111odèlc:,de sUlluts pour so<.'iclés ou, 1·itn•--, pul,lteut ils de-. arlides :--111 la rdonn~ du com pagno1111a~e.~ur la liberté dt• {'Oalitiu11<.'l <l'a!'---o<'inllu11,:;u1 la fh.aho11 <l'uu minimum de :-alaire. Ils n'étaie.nt pas Jll't's,é,. 11ou! dit Corbo11. Jans le Secret du pcuf1/c de Pari,. d appliquer leur programme intégral. Leur groupe " sc111blail a,oir co11~1•ir11rc de réali~er un :i)~lèrnc qui c,igcait ta 1 11t d'ab11égation el d"t.·ffurb ~oute11u., La JU'CU\·e,c'est qu'il ne fit pa::;<le graud ... <'fforts pour pn'rhcr r''e,t.•111plc.J"en ::i<.1i::; qucl4ue d10,e >t. 011 montrait, eu --0111111t•. lïdt•al au, ,,u\ ncr:, pour les lcnir en haleine ; mai... 011 s'occupa il ::iurtoulùc J\,., habi tuer à se défendre eu.., nH!mc..., à acquérir la notion de leur ,aleur économique l'i il dé,elopper leur ,aleur ,o,·,alc. La recrutement militaire, a\ cc l'ignoble système d'exonération par remplacement. fait peser ,u,· le prolùtar,al u11e ,en ,tuuc et une dénoncées par l'Aleliu. Deux forces président à l'cnrôlemcnl hunul1alion, des prolétaires duns l'armée : la force de la loi pour ceux qui sont tombés au ;,orl; lu force de l'argent, libératrice du riche, pour ceux qui man4uc11l de travail et de pam el sonl contraints de vend,·e leur sang. La réfonne électorale, qui substituera la Mlion tout entière aux deux cent mille électeurs censitaires qui nomment les députés, esl a,cc l'association, le sujet sur lequel l'.l/dier rc\Îc11l le plus fréquemment. Vort justeme11t SPS rédaclcurti apcrçoi,enl que nulle .-~forme sociale ou écouonllquc ne pourra ~Ire obtenue de ce « pa)S légal » dont l'inlérôl csl diamétralcmcnl opposé à celui des salariés. Que la démocratie soit, d'abord, avant tout : elle ,aura bien ensuite libérer le travail des lois qui l'cntra,enl, lui en donner qui le soutienne11t el, pour le reste, l'initiation des h·a, ailleurs, aidée pal' l'éducation morale, ci,ique cl économique que leur donne le journal, fera le reste, c'est- , à-dire l'émancipnlion par l'association. Ce programme suscitait de quotidiennes polémiques arnc les phalanstériens et les communistes, les premiers compta.nt sur l'a-.,;:,ocia.lions::rn-._le secours des lois ni du pouvoir, les seconds ne comptant que sur le pouroir, conquis par douceur ou violence, pour établir la communauté des biens. '\on seulement les rédacteurs de !'Atelier se défendaient, justifiaient leur méthode et leur sys~me, mais encore ils reprochaient austèrement aux disciples de •·ouneT' leur glorification des passions. Quant au communi!llle, ils lui obJcc--

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