36i IJl::iTOII\E SOCIALISTE <cc'est cle la situation des prolétaires qu'est née la question de propnélé qui se traite partout aujourd'hui, question qui se. résoudrait par le comLal el le pillage, si elle 1i'élail résolue bienlol pae la raison ». :\ou~ i.Jllù11:; ,oir, par lu grè\c prc:;quc généwlc qui éclata en juin. qut,; les ou\rÎcr:,;, n·en étaient pa~ c11corc à ce moment d'c-.;:allation et dïmpaltence. Le mou,emc11l com111c11ça par le~ tailleur:;. Ceux-ci s'élaîc11l mi!:I t.'ll grc\'e pour obtenir le rclè,·crnenL des p,-ix de façon. Que fil le syndical patronal 7 Au lieu de di:::icutc:rnec les ou,TÎCJ'!-,, il s'ayisa que. jusqu'à ce jour ils a\"aienl échappé à l'odieuse servitude du li, rel et obtint facilement de 1·aulorilé que Loul ou, rier tailleur de, rail être ùoré11a,anl ::iournis à celte în..c..ription de police politi<JUC et patronale. Exaspérés, le::, ou, rien; tinrcul <les réuuions auxquelles ,inrenl ~c joi11dl'c succc:;::,i,c111c11t les mcnui:,icr~, le::. 111açons et tailleurs de pierre, les charpentier::., le~ scr1·uricr..; 1 le-.. éOé11i:;tc:,, d'autres encore. Ce qu'était le li1rel el con11nc11lil sen ait à ôter aux ou1ric1s un r<'slc de liberté pcr~o11nclle, les Ueu,\ fails (JUC\ oici le diro11l ..;uffi~an1111cnl. l u l'ahricant de papiers peints du fauùourg Sai11t-,\ntoi11e, s'apcn.:c,a11t que :--.c~utnrîers murmurent et tentent un essai de coalition, les menace de les rem O) t'r. Les .ouvrtcrs le p1·enne1\t au mot et lui demandent leurs livrets. « Allez les demander au comrnÎ'-i::,.iirdee police, ,, 1l'pomlit-il. J:.lde l'ait il le::.,Yporlc. dépo::ant une pfa1nlé en coalition aux mains de ce magistral. El pendant les deux mois qui s'écoulèrent en attendant le jugement, qui d'aillcu,·s les acquilla. ces om ricrs ne purent accepter de tra,ail ailleurs, leurs li\'rels élan~ au commissariat, où l'on refusait de les leur rendre. Oans le 1llême moment, un autre patron, 11omméHébert, rendait bien les li, rets à ses ou, ricr::,,.rnais il inscri- ,·ai( sur chacun d'eux celle menli0-0 dcstin6e à fermer tous les ateliers à ceux qui les détenaient : « Sot>li de chez moi a\'ec une plainte conll'e lui au procureur du roi. » Les tailleurs de111a11daicntla journée de di,, heures cl la suµprcsswn du marchandage. Les menuisîers ,oulaie11l égalenH'nl abolir le nu11Tha11<lage. L'un d'eux exposa la situation Jans une lellrc au \'alional. « Le prix de la journée d'un ou,ricr de rnarchandeu1•:) di!:iait -il. <-laitde 2 franc~ ù 2 fr. ;')() ; il y en a,·ait, mais c'était une très raro o1'ception, il 3 franc~ ; el I,eauooup ile jeunes gens de seize à dix-sept ans ne gagnaient que de 1 franc il I I',·. ~>.O.. La suppression du marchandage empl?cherail ~I\1. les c11lrcprcne11rs ùe se jetèr. lèlc baissée. dans ces folles c11ln·priscs, <'l calmerait un peu celle liè\re d'adjudications qui les ruine par lrnp sou, cnt cl cause la misère des ouvriers. » Ln rnome11l, on put croire que, tout au ruo1n~ pour les l~illcurs, la grè,·e allait fi1111par 1111arhilr.1gc·, scl1J11la propo,1l11ll1 faite par le ,\aliona/ aux deux parties, qui ne se montraient pas cloig11é•·, ti'un arra11gement, la rép~obation publique à) ant fait sentir aux mallr'es 1aillc111·ls'i11di1t1,ùléde Jep~ conduite.
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