IIISTOI HE SOCI.\LISTE La. dola lion :\rmnurs ravin, toutes les polèmiqu<'c;sur l'avi,lilé du roi à pour- ,·oir sC'srnfanls. CormC'nin se distingua nalurell<'mcnt dans le flot de brochurrs cl ,rortidcs que les cinq cent mille francs de rente ù donner au fils du roi firent surf!ir, en même temps que M partout les pélition~ affluaient ;\ la Chambre, la suppliant (1,, 1w riPn vOlf'I', puisqu'1'n montant sur le trôrw Louis-Philipp 1 ' a,·ait fait donation dr sr~ imnwns1'S IJirus ù srs rnfant~. c;,s ht)Ul'g't'ois, dit ironiqw•nwnl ll1•1U'Î ll••Ïr\t'. av;1i1•11l romplèLl'llWlll Jh•rd11 )(' s,·n..,monart·hiquc. Dr• là l'avruglrmrnt a,·r,,• lr•qul'I 11-.se plai-.ai1·nt ù humilil'r, a d►ranlt•r, ù Pntran:-r unr royautt·· qu'au ron•L l"PJ)f'!Hlant. ils Pll'-"if'nl {•té· tipou- ,·nnh--; Ùf' voir tfo•par;:tîlre. ~ Dr. :-iOI\ rùli\ P1·oudhon r \lt'.v,\ ~1\·1•t' ~a \·erdeur atrout1mH'1•lïnron'it~quPnrr df' gf'ns qui v('ulrnt un rni rt liardt•nt sur i~equ'il roùtc: 1i: Qui n 1ul le roi, fait-il, vPul 111wfa111ill1n•)~·alP, n•ul unr 1·our. \·L'ut des prini·f'~ du :sang, n..,ul tout ce qui s't•1huil. Lt• Jounud dPs !),'bt1l\' dit vrai: lt•s hourgt•ois consc.•rvatc.•ur--. cl dynn ... lÎ'llll'S d,•rn,·mb·Pnl (•t d1'.11whs-,1•1l1al royauté. dont ils :--ont rnviflllX t·omme dr-, rrapauds. » Lt•s « crapauds n l'emportè,•,•nl. r.,, '20 f,•vrÎl'J', par 21) voix dP m:1jol'ih·, la Chambre rcjrta la dotation. li ne rt!-iilailplu..:; aux mini-;trr.-;qu1à sr rt•lirt•r. Lt> roi avaîl ,·oulu St•bastianii il dut il<'f'Pjlll'r ThiPN, qui inaugura son ministère le 1« mars 18'.0. CIIAPITR8 VI LES GR1'\'ES DE 18',Q Discu..~ion de la loi sur le travail des cllfanls. - Le massacre des innocents. - Arago demande à la Chamhre l'organis:ition du travail. - Misère et solidarité des ouvri~rs parisif'ns. - La grève des tailleurs: on veut leur imposer le livret. - Les cordonniers se mettent égalrmenl en grève. - Interdiction des réunions. bagarres dans les rues. - La grè,·c s'él~nd aux industries du h~Uimenl. - Arrestations en mas.se ; nombreuses et dures condamnations. - Les gréviste."se retirent sur les buttes Chaumonl. - Les com,nunistes essaiC'ot de diriger raclion ouvrière. - La pre~e ouvrière; le journal /"Atelier el la théorie de l'a~ociation. Parmi les projets de lois que lui léguèrent ses prédécesseurs, le ministère du I" mars en appuya un tout d'abord, déposé en 1838, et, bien plus par les hasards de l'ordre du jour de la Chambre des pairs que par la volonté de Thiers, la loi sur le travail des enfants dans les manufactures fut votée. C'est le premier pas de la législation protectrice du traYail en France. Cette loi qui fixe à huit a11s l'âge d'admission Ms enfants dans les manufactures vient près de quarante ans après Ja loi anglaise sur les enfants loués aux fabricants par les paroisses. J usquc-là, dans nos lois si nombreus,•s, rien pourles plus faibles, les plus désarmés d'entre les ouvriers, rien que le décret du 3 janvier 1813 qui limite à dix ans l'âge du travail des enfants dans les mines. Ce même décret nous en diL long sur la manière dont les exploitants miniers se débarrassaient de leur responsabilité quand un éboulement ou une inondation, ou toute autre catastrophe causée par
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