Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOIHE SOCIALISTE Ms bons, proscrit par les mc'chants •· l,;n bruit dans la prison lui ayant fait croire que le moment était venu, il s'écriait:• Saint-J usl, Hobespierre, Couthon, 13abeuf, el vous au~si, mon père, ma mère, qui m'avez porté dans vos entrailles, priez pour, moi, ,·uici mon jour de gloire qui vient ! • C'Mait la grâce qui allait. ,·rnir.Suivant son penchantnaturel,Louis-Philippo r,>..,i-,ta m1, c·on~rillt•rsdr vrnKPanrc cl dr sang. 11 commua la peine de Barbl•s t·n lr..t, ,w, f11rl't•.., pui-, 11n1l•·porlalion. l.t~s condamnés furent transportés ou \lonl-Saint-.\lkhrl, où Bla11q11inr tar(IU pas à IC's rejoindre, ayant t~lé arrêl{• J,, J ', o, tol,r'I• ,1u 1110111t"nl où il montait +'Il 1lilig-rnrr pour g,,gncr la Suissê. Cond,111111,• ù mort "" l\"14' rlf' la rourn .. • tl,• tr,•nlt"' qui comparut. devant Je; Pair-, 11• 1', j;:111YÎl'r IH~O,Hln1u1uî vil q.~;d1•11w11l sa pcinf' commuée rn celle Jr 1a clt:•p11rlali11n lundi-. qw' "'-f':-. t·n-a,·cu ...(-,;,dail'nl frappés de princs variant. de quinzr à dPux :11111·1•-. dP pri-.un. l.ouis-Philipppl' 1,,·,11it rn :-;11111·(1'111' 1·P mouvt.•nwnLinsurrrdionncl si p~u dan. g,·r,•ux pour son lrùn1' 1•l qui lui p r,nrllail de r(•ali"lt•runr foi!'; dP plus '.'ia pt>n~•·1• i1111nuabl1•,, 11•go11,1·nt••nwnt111•,...,onrwl. \lais si le m:1rl-rho.l Soullrsl hiPn )p prtimii·r ro111111is qu'il lui faul, il y a d,tns ln l'abirwt un ministre, \ïllt'lllUin, fort bon rat ho~ liqw·, mai:-; qur son allad1Pmt 1nl ù l'L'nivrNÜlé portera à la ù,~rendre pit1dù pi1•cl c,,utrP rensrignt">ml'nl 1·11ng-rè~ani:-.lf"'. Ce n'{•tait pas ,.., mi11i,trc-l1i qui reprendrait le projel Mposé par son préd,'- c1•,(;f't1r Guizot, en 1S:lf1, à la grande joir- du roi, sur l'ens<'igncment sccondairt•. C<' projel autorisail les particuliers à fonder des élablisscmenls sans autres garanties qur eertai11es rondition~ de grades cl de moralité. La Chambre, heurrust•mrnt y a,·ait ajouté que loutdirccleurd'établissement libr<·d'rnseignemrntdevrail d,··•·larcr par ('<:rit 11uïl n'appartenait pas à une congrégation non autorisée rn France. Le roi, alors, avait fait retirer le projet. Il ne pournit pas compter "''" \ï lemain pour en présenter un semblable. La coalition n·a,·ail aucune raison pour désarmer de,·anl Ir nouveau cabinet, au contraire. Dès les premiers jours de janvier 18't0, elle l'lail partie en campagne el Thiers aYail rait une brillante critique de la politi11ue extérieure, notamment dans l('S affaires d'Orient. Il crut original de renou,·elcr un peu le magasin d'idées m,'galomancs du libéralisme en donnant à l'alliance franco-anglaise le caractère d'un portage d'influence universelle: à la France, l'Europe continentale; à l'Angleterre, nation maritime, le reste du globe . .\lais la Yérilahlc attaque se produisil sur le projet de dotation au jeune dur de Nemours, présenté celle fois encore, sur les instances de Louis-Philippe, qur ne rebutait aucun échec, rt peul-être désireux, en l'envoyant se faire battre par la Chambre, de se dtlbarrm,ser d'un ministère où se manireslaienl des velléité• d'indépendance·: Passy était trop fier pour être un commis en sous-ordre; Du!aurc avait de la raideur et do la brusquerie el Tesle des tendances libérales, Villemain défendait l'Université contre les jésuites. Le roi les envoya à la bataille sana r,•grl't, tout prêl à prendre Sébasliani si la Chambre bat~t le IIUU'échal Soul&.

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