Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOlHE SOCI \l.lSTG sentants du capita), c'était b'as~urcr un n•,ultal contraire à celui qu'on c~péra1t. Prophétiques, certes, elle, l'ètai,•nt, les paroles de \lartin (du 'iord). Deux ans après, il fallait, nous le vcrron" plu-., loin, sauver les compag111c--. en leur accordant dC's garanties d,intérêt et des prorogation..; de conrMsion à quatr,•-vingt-dix a1(.... Lrs déput(~ qui écoulaient Je mi11i~tr1• pruduiro son ar~umrnt Pt annoncer It,., dl•b:iclcs s..1.va.ient bien qur. 11• rn1,1w•nl ,-,,nu, l'Etnt intcn·iendrait, nnn pour reprendre les chrmins <lr ft'r quP ),,, 1 o: pagni ... s ctaieut incapahl1•:-- il, 1 rrwnn à bien, mais pour leur apport,·r I•· ,e, our, du <.:rè<litet de la pui, ..a. nrr puhlt'ln<'. Aussi fut-cc ('n ,·ain que Jt, mirn... tr,• affirma que l'int,~rêt birn C'lllPtH1tdt tl la France ne lui pl1 rmlltt..1it pa...d,• d,·l•·~rn•r J',•utrepri,r. 11eut beau inYlHju"r, ('f' qui était la v,>riU•1nê1111•.lïnt1 1rl!I • 1 l LH·C'nir du pav-. et montrer qu'il y avait une qu<'..t.ion d,} -;1•eurit,• 11atio11ah• ~t lai:;,,•r aux main~ flp l'Etat« les ~randr-s liqnPs d<' t.he,nin:-; J,, ft•r. :--urtout r1•1i1<-, 1111JiH'tffC'nt aYoir 1111 int ·•rt;t polit1qt11• c\. rnilllairC'•, le ~iège de la Chamhr,~ t>lail fait. En admf'lla.nt qur lrs pt'li'<'~ hg-nh pourraient être con,·,•d,,es à des compagnir~, I<' ministre avait donnt! au rapport,•ur prise sur lui. Arago, en ertet, fit valoir qnc le gouvnn<'mcnt serait en vain maitr,~ d,~..,.,., tarifs, s'il ne l'était pas des tarifs des lignes d'embranchements et de rar,·ord,•menl. « La seule conséquence à en tirer, dit excellemment Louis Blanr, c',,,t que l'Etat aurait dû réclamer l'exécution de toutes les lignes. • Arago charg,•a ••11Suite à lond le gouvernement, objet de son animadversion et de ses d.lfianc,,,. lui tl,•nia les qualités n~cessaires à l'ex{•. cution d'un aussi vaste projet, all,<1(ual'insuffi,ance du hti<lget et conclut en de· clarant,au nomde la commission,«qu'il fallait ..,., hâter dr r,'c·ourir aux compa~nic.s. • Berryer et Duvergier de Ilauranne se jetèrent à lon<ldans lo débat, et soutinrent le rapporteur. Le ministre fléchit sous ces attac1ucs, ne défendit guère son projet. Jaubert fut à peu près ,eul a t••nir tête. Et h•s lignes de Paris au Havre et de Pari:) à OrMans furl'nt. coneè<l•'".., il d,•:, f'Ornpa~mr•-:, pour ~oixante-dix: ans. c·esl ù cc momenl q1111 Larav,·-Lapl<.H{ll<m', ini:,tr,• d,,~ Jinanc('~. se présenta <lt)vant la Cha')nbre av,,,. un proj,.t d,, n.Hn·,·r,iun dr la rt>nle cinq pour cent. en quati·c pour cent. Cette m,•sur,• <'lait <l'un int,•rl"l Ludg,•tairc primordial et de plus conforme à la saine raison, le taux d1' l'intcrê-l s'dant abrfr .. .;p df"'puis l'époque où la 1"C'nt" avait été émisP. Lors de lrt dl'f'll"':-.ion de l'adrc~~t•, C'n janvier, Sah·erto nYait, par un amendement, pr,-s-,: la C.hamhre <le donner un avis favorable, Au nom dPs nmtiers, Lamartine !-;'dail ,·,1,,,-,·, coutn~ la ronvrr~ion. i, Je sais, avait-il dit, que je me po,c couunc un pa1·,1do\'.r à la lr1l,unc.. \lais la Chnmbro est juste, elle ne voudra pas ju~er sans entrnore la propriété de deux cent mille de ses concitoyens. , Lamartine ne contestait pas le droit <le remboursement en thèse générale. !\lais il prétendait donner à Il\ delle ancienne, aux rentes inscrites au grand livre de la dette perpétuelle consolidée, un caractère ahsolu d'irréductibilité. Cela, en effet, était paradoxal. Cela, pourtant, amit suffi à fai,e rejeter l'amendement Salverte.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==