Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

11ISTOI HE SOCI \USTE L'arfai,·,,. t·1•prndanl, ,·int drvant 1:-iC. hamhrc f'll avril et y donna lieu à des Muah pa,sionn( 1s qui retenli5saient dans le monde de la pI'Opl'iélé et de la rente. FinalPirwnl, le rninislèrc obtint un ,·otc de la Chan1IH'll qui l'autorisaiL ù lnisser Jilml:-.Ir:-. JH'ùpriHairc::i de n•nle d'optPr ent,·c le rembou1-scrncnt au pair et la run,·er:-.ion Je leur Litre en rente c1l1ul1't.: pourccnl. Le 26 juin, la pairie rejetait cr Ur ~olution, H la con,·rr~ion rlait ajournt•f' 1•ncorc une fois. Cc ne devait pas êlrr la drrni,··r,•. S1 la coalition donnait du lr,1.ças au mini-;tt'rf', Jr parti r(•p11blirain ré,·olutinnn.iir,• r•n J'(.. ,·,uwlw, t•1n1i-.lp•ar Ir:; 111ouvf'nwnls dt• HtVi ('l lrur r(,prrssion, lui n..-..u,·ail di•:-; 11uih plu-; ll',rnquil11•:-q-u'ù :;l''i prl;dl>rr""'"UJ's. Il y cul ('f'J>l'!Hlant 1111;.• alPrt 1 • ,•n mai .. \lai~ l1• goun•,·ncmC'nl put Sé\·ir san~ avoir couru Il'\ moindre péril. t·n douani,•r •n·ait lt'Ou\,·• un pnrlr(1•uillf' contrnant le plan d'un complot J'i'puhli1'ain.. \id1•c par un nomm,·• \'allantin, 'Jlli Hait du complot. la police pul ll"lf'tlt·r la main :;ur dix dC's ronjur,·•-:, .'l la tête d('s<p1rls sr trouva il ..\loysius Il uber, 1'1'(·t•mnwnl amnistié. qui prit c·oura~l't1-;einent sur lui toutes )es chargC's dr 1'3<'~ cusation .. \ côté de lui apparai8:;ait une dourr figure de fommC', une héroinr de la H,•puhlique cl de l'abnégation. Oe la mêmr main qui a\·ait, porté de:s flC'ur's ~ur la tombe d',\libaud. rlll• a\·ail ~N·ouru lrs cl1oll•riq11rs avec un dévouemrnt, une soif du péril, un don ah:;olu dC'sa p<>rsurrncqui éVrillcnt in.vineiblcmcnt dans Prsprit un autre exemplaire d'humanit,\ aussi noblemenl cxallù, qui surgit trente ans plus tard pour conformer sa ,·ic à :;1m rê\"(•sublirnr de fraternité. Laure Groun~llf' en 1838, Louise .\Iic.:helrn ISïO et pendant trenlc ans, doi,·cnt êlrc réunies dan:; la pC'n'-éCdr:; sot"ialistcs pour avoir Y0cu leur idéal à travers la persécution, ('t n'avoir pas dédaigne de soulager les mis('rC"srlu présent. tout en traYaillanL à J'a\·Pnir "fui les fora dispi:1railη( 1 • Bi(•n qu'il n'y ctH qu·un tomnwnCl'rnC'nt d'exécution du eomplot, C'l combirn p<·u ,langercux ! le jur.v dr la Sri11c-fut impitoyable et condamna lluber i., la <l1~portation. 1,aurC'Crou\'Pllf', Slf'ublP, un Suisse d'autanl plus dangC'rf'UX (ju'il 1t(• :--aYailpas dix rnots ci1)fr;Hv;uis, \nnat ù cinfJ ans df' prison, cl YincC"ntCiraud ù troii,\ ans . .\alurell1•ment I<• d,ifat1111r ,w (ul pas condamné. Slcublc se coupa la gor~I'\dan:-.:-.a priso11,rt Law·,• C1·ou,·, 1IICy' perdil la raiso11. Tant.lis que se dl>,·oulait C-(' drame, on couronnait à Londres la jeune reinr \ïl'lol'ia.et le marérhal Soult, envoyé aux fêles du couronnement comme ambass:HIPur t~xtraordinairP. était f'11oyt'• par la haute société anglaise. L'accord existait ('Jlcon• l'fill'P 1(•:j dPtlX !{011\"l~l'IWJ!lt"!l(s: éUIS~i, quelques mois plus tard, .Louis•Phia lippe put-il :;an.-;inquil·trr l'.\n!?lrt,•rTP f'nvoyer son jeune fils, ](' prince de Join• ville, récolter une gloire ,ans péril dans le bombardement de Saint-Jean-d'Uloa. le gouvernement du ~lexique ayant refusé de faire ~roit aux réclamations dr créanciers français. Cet arcord des cabinets Ûl' Saint-James et de Pa,·is portait d'aillfU.-S d'autres frnils, et qu'il ne faul pas dédaii;ncr. Grâce à lui, le roi de Jlollande,n·espérant plus aucune complication qui pcl'rnit aux cours du 1'ord de l'aider à replaoer la

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