Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

li 1$TOI fŒ SOCL\LISTE diN\ romnw il arrive si souvent. Qu'cût•il pu dire nu X" Chambrl..~,d'nillcur,, sinon <111'ils'inspi,·,•rait de lu polüique personnelle du roi et s'attacherait à exécuter ponctu,•lleml'nl ,es volontés autant que le permettrait l'ardente compétition de Thiers d dt' Guizot:• Le nrnriage du dnc d'Orléans qui devait perpétuer la dynastie nouvelle, une dynac..ticdP 1nonarqui.•s in partibus, rut roccasion d'une amnistie g(>nérolc, volée Ji,8 mai par 1.., Chambre,. Elle ou,·rit à Ulanqui les portes de la maison r,•ntrale de Fontcwanlt, où sa jeune femme s'était fix,•cavec l'enfant 11uileur restait. ~lais ,Jans leur g,·nfrosilé qui lente de s'égaler au don de joyeux avènement dr, temps j,1,li,, les ,·ainqueurs ont le gt,.lr t'lriqué cl font les choses à demi: Blanqui ne sera plu-. pri:ionnicr à FonlC'vraull, il sera interné à Pontoise avec surveillance. C:'rsl Ir moment où respire un instant, avant de reprendre la lulle, le cher d<' la ré,·olution armfr, celui qui donne il la république sa signification sociale. La vir cl l'amour l'onl repris, va•l•il rommc les autres hommes accepter sa part tir bonheur> Gusta,·r Geffroy nous le montre à Janey, au bord de l'Oise,• celle mist>en pénitence politique• étant de,·enue • la période de lune de miel du jeune ml•nagc ». Crt amour« inslall(• dans la ,·crdure sous l'injonction de la loi• s'abrite dans uni• • maison do campagne, entourée d'un jardin qui descend en pente doure ,rrs la ri\"ii-rc"· Blanqui va-t-il endormir sa haine des puissants dons l'amour de sa rrmme el de son fils, oublier la misère du prolétariat dans le bonheur dr I ln maison à perron cl it \"01cts verts des villégiatures parisiennes•• s,, laisser prendre tout entier par• la pelouse et l'arbri%eau, les plantes grimpantes et les fleurs do parterre • de ce modeste refuge bourgeois? Va-t-il jouir du printemps et promener sa quiétude• au long de l'eau jusqu'au confluent de la Seine el jusqu'à la forêt de I' lieAdam, par les champs jusqu'aux bois de Beauchamp et leurs d(,sertcs drurières d<• pierres plates rl de bruyères roses, jusqu'au profond de la forêt de )lonlmorc,wy? • Le printemps.certes, il en jouira de tousses pores d'amoureux d de poètr; oui, do poète; car tout révolutionnaire dr pensée ou d'action, cl Blanqui lut l'un et l'autre, est un poète qni exprime sur le plan social son besoin d'harmonie, )fais le printemps ne sera pas seulement un objet de déleelalion personnellt• pour Juj_L'intrusion policière a dissous l<•s Familles: c'est aux états changeants de la nature que le conspirateur drmanc!era le cadre nouveau où doivent se grouper les fervents do l'avenir meilleur, cl les Saisons succèderont aux Familks, LesSai- / sons seront divisées en trois .llois commandés par un Juillet, les .1/o,s en quatre Semaines, et la Semaine formée de six membres que commandera un Dimanche, C,•~ promenades de Blanqui sont des exercices slralégiqucs, où les carrefours omhrcux représentent lrs points propice!! aux barricades. Et quand sa prison de yerdurc et de parfums s'élargira, le plan de campagne sera prêt pour les futurs assauts. ~!rus laissoDsBlanqui à ses rêveg et à ses projets, et revenons à la réalit.é, au gouvernement. Si peu qu'il ose gouverner, le comte .Molé est bien forcéde faire

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