IIJSTOI RE SOCl.\l.lSTE 219 entre les libertés relatives acquises par les deux pays n·ayant pas été rapprochée, el on pourrait les adresser à ceux d'entre les socialistes français qui, moins équitab!P., pour leur pays que leurs camarades allemands, ne voient aucune di!!frence entre le régime• d'un Loubet» cl celui• d'un Guillaume». Mais avant d'en venir à l'examen des aclC'sdu nouveau ministl-rcà l'inlérit?ur, voyons quelle fuL sa politique extérieure. Elle débuta par un succ•'s, grâce ù l'entente tacite conclue avec Io ministère libéral d'Angleterre. Nous avons vu au chapitre 11 de cette partie que l'armée française avait forcé les troupe, du roi M IIollande à se retirer de la Belgique, qu'elles avaient envahi. )lais le roi Guillaunw 11• s'était pas résigné pour cela à accepter le traité des 2/oarticles qui. libérant la n..:. gique el délimitant les deux royaumes, fixait leur part respecti,·e dans la liquidation nécessaire. Lo ministère du 11 octobre décida de contraindre le roi de llollande à s·exécuter, et le 29 novembre le maréchal Gérard mettait le siège dc,-ant \nwr,-, d,HJl la citadelle était occupée par les troupes hollandaises, placées sous les ordre, du général Chassé. ~lalgré l'intervention de la flotte hollandaise. la ,·itadell<' dut capituler, le 23 décembre. Les mesures militaires prises par les Français dans""' te rnlrep,ise purent éviter à. la Yille un bombardement. La Iklgique ,•lait loul entière rendue à elle-même, el les violence, nécessaires pour atteindre cc but réduites au minimum. L'.\ngleterre profita des arnntages moraux el matériels quo nilail it la Frarn·e celte première rature aux traités de 1815 pour J,•mandcr ù notre pa; s dl' ;'associPr à elle par une conn:nlion réprimant cfrl\Clivcmenl la trailtl de:-. C::,clavc:-,. Crttl' convention du droit de visite se définit par son lit,~ mênw. LC'snations <·onlrarlanlcs se donnaient mutuellement le droit d'arrt'lerrn nwr tout rn.wir,\ su"pN·t de pratiquer la traite. L'cscJayage. aboli par la RéYolution française, avait été r"tabli par la réaction consulaire. Les gouvernements réunis au Con~rès de \'icnnr, en IHI~•· avaient cru a11crjw,qu'nu bout dr leur devoir l'll i1itrrdi~antla traitr. ~lais nulle sanction n'appuyait en réalité leur d<'cret, no11plus que celui des J~tat-- Cnis, qui l'avait abolie di:s 1808. Sous la pre»ion de l'opinion publique, le minisli:rc anglais venait, le 28 août 1833, d'abolir l'c;,cla,·age dans ses colonie-. C'esl alors qu'il proposa au gouvernement français de signer avec lui une co, • ven lion sur le droit de , isite. Celui-ci no crut pas devoi,· ,~ refuse,· it un acte d'humanité el de justice qui couronnait la glorieuse carrière du ,·ieux l\ïllw1force, l'apôtre anglais de l'affranchissement des esclaves. Cette convention qui devait être, plus tard, l'objet de tant de récriminations furieuses contre le gouvernement deLouis-Philippe el considéréecommc une honteuse abdication de la France devant l'Angleterre, passa presque inaperçue au moment où elle lut conclue. Toul en gémissant sur la politique« do condescendanre et do peur•, qui décida le gouvernement à le signer, Louis Blanc reconnait la jus. lice du principe dont il s'inspirait.
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