, IIISTOIRE SOCIALISTE 217 à son premier conlncl avec la Chambre. li r(•pondil clone qu'il ne s'agissait pas de lui, mais du principe. • Le roi, dit-il dans ses Jf(moires, répliqua ,·i,·e,ncnl qu'il n'entendait pas se nwllr<' de nouveau en lulello en nommant un oice-rni; et il continuo. avec tant de rnlubilité qu'il n'y cul plus moyen de rien objecter, <•nh•llt•sorte q}1c,ne me trouYant plus en libcrti• pour r,•pondrc, cl craignant d'ailleurs de l'cwiter cla,·,rnta!!•· par mon insistanrc, je le priai dr bien vouloir en r~ffrcr il son cons('il; cl profiL.ml du momrnl où il rentrait dnns Ir salon, je ne crus pouvoir mieux lui marqu1'r mnn respect que par ma r(•lraitt\ dans la crainte de voir la ùiscu-.;::;ion ::;} rallunwr. \u heu, donc, de suivre'Sa ~h1jr'.°',h\jc sorti!';par une autre' i-...;uc,cl r1~ct~\~nai ma YnitUl'l', • Après a\"Oir 111·•,itéentre Thiers, Guizot cl Dupin, Loui,-Philippc se d(•eida pour le dur de Brui:lic. ~lais 1·eh1i-cipo,.1 ses condition,. li acceptait la prt,i,t.•ncc du con,cil avec J., portcf,•nillt• des affaires étrang,•rcs, mais il lui l~llait Thi,,,-,, i, l'int,'rieur et Guizot à l'in,lrudion publique, Barth,• cul les sceau, cl li uman les finan,·es, Soult gar,la son poste i, la guerre, cl, le 11 o, tobrr, )p ministèr,' était rou...titu,•. Lr jour <lrl'ouverture dt\ la sc:;sion, un coup d1•pistolet fut lirt' sur le roi, au moment où, à cl1e,·al scion lo cérémonial d'alors, il lr,wcrsait t,, pont Royal pour alh·r lire à la Chamhrc le ùis{'(lurs de la couronne. li n'avait pas élé atteinl. On lruu,·a l'arme à lrrrr et, un peu plus loin, un nuire pistolet charg,•. La prc~sc minislt;ricllr poussa IL 1s hauts cris. Le parti rl'puhli,:ainfut. Hl"tusé d'urrw•r Ir bras d,·, assassins par ses doctrines. Tout attentat politique souli·,·••les mt'm•·,polùniqut•s. Elle:;durrnt encore aujourd'hui. \utant que lt':, attentat~ 1. 1 ux11,t'nn•:..., IL•::, art·\halions vcnimruscsoù h•s i<lt•cs ont inrriminl•rs prou,·C'1ll. a l1•nt,•m· du progri•s des mœurs publiques. Louis Diane, rcchcrchanL les causes de l'assa,,,nnl politi']UI'. accuse la doctrine de l'individualisme politique, économique et mornl. Lr libéralis111r,dit-il, avait produit pendant quinze ans celte fausse cl pcrni<'i,•usr théorie que les gouvernements ne doivent pns être charg(•s de la direction morale dt•s C:,prils: ll's con.:,équcnccsne s'étaient. pas fait alli'ndrr. Sous l'empire d'un(• loi allll',• cl d'une morale abandonnée à tous lts caprices de la controvrrs,', rhutun en était vrnu à n'aecrptcr, de la légitimité d!' ses actes, d'autre juge que Jui-rnême. • C!•ttc thèse ne tend rien moins qu'à condamner toute indépendance de pensée, toute audace de conception, toute novation et toute décou,·erte. Elle justifiait Guizot et les doctrinaires qui devaient, nu moment même où l'auteur de l'flistoirt deDix ans traçait ces lignes, tenter ùe constituer• l'unité morale • en se Ion. dant sur l'enseignrmcnl religieux qui donnerait aux riches la mansuétude el aux pauvrt's la résignation. Louis Blanc voulait l'unité morale dans l'égalité sociale, dans une commu· naulé fondée sur le tra,·ail, soit. Mais il commençait pnr un impératif auquel l'es-
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