Il ISTOII1E SOCI.\LISTG 201 simoniens à la célèbre milice rornninc. Certains, comme le Figarn, disaient, annonçant de, r,:,•élalions qui ne vinrent pas: • Xou-; allons passe,· dt's dieu,, qui sont ingrats, aux apôtres, qui s.'raiC'nt cupidf'$, du simoni!';mC' ù la simoniP. La publication, dans le Globe, des comptes de la communaut,• saint-simonienne fol taire ccs calomnies. D'autre pari, la Tribune, qui était en pol,•mique avec le Globe. ,·,•--ait la dis- •·us,ion par une note fort digne. Puisque la polic e se churg,•,titdt> réfuter les saint· simoniens, lt• journal républicain déclarait qu'il y aurait ltichclè d,• sa part a se foirf."lson auxiliaire. Le Figaro lui•même disait : \ujourdïrni, num, nf' ,clJIHnf's plu, adn>rsaircs. des saint-simoniens aux pri,e s anc l'illégalité. Quant aux D{b,us d à la Ga:eJte de France, ils accut•illai,•nt toult', les ,•alomnies cl répétaient <J11'Enfanlinet Rodrigues étaient toujou rs ,ou, ].:,coup d'un mandat de dépôt. Fourier, qui l'e0l cru! fil écho à ccll~ clameur, et prit à sou compte, le, accusations des réactionnaires. li faut lire ses Micitati ons au gou,·ernemcnl pour avoir • rt'primé • la doctrine saint-simonienne • par l a force ,. Il va jusqu'à soulever contre• la secte• la passion chauvine du mome nt. « La Saintc-,\lliance ainsi que l'.\nglel(•rre, dit-il, onl agi très maladroitement dans leur intérêt, en n,• soutenant pas celle secte qui, si elle eût duré trois an s de plus, aurait causé m Franco un,• bonne guerre civile. Il raille la• secte dt• S aint-Simon• pour sa• prétention risible à s'emparer du gouvernement,, et incrimine avec fureur« ses mon~lrueux dogmes de mainmorte généralisée el de théocrati e absolue •· 11ar,'usc les saintsimoniens de se mettre • en lutte OU\'Crte 3\'CC le goU\·cmemenl •• de se po,er en • tribuns et ajoute, faisant appel au~ craintes des réactionnaires:• On n'a pas perdu le som·enir des Jacobins,. El quel est leur vrai but, leur• but secret», à ces• lhéocrates •• à ces• Jaco· bins •? Emplir leurs poches. « Ils voulaient, en association exploiter le mol, s'e n faire un marchepied pour fonder une religion . s'allouer de,; prilature,. s'emparer dt•, donations, des héritages, des fortun,•s. • Car ils •a\'aicnl que l'argent t>St1~nerf de la guerre •· Quelques-unes de ces allaqm•s avaient paru en 1831, sous le titre de Pièges et charlataneries des sectts Saint-Simon et Owen. Fourier les réédita et les compléta, trois ans plus lard, dans s on livre de la Fa1,sse Industrie. Dans leurs <1uercllesmeurtrières qui se poursuh ·ronl jusqu'au moment où j'écris, les socialistes ne devaient jamais Mpasser l'injustice haineuse de Fourier. Puis.e-t-elle leur servir d'exemple, leur montrer enfin l'inanité cruelle de telles polémiques, où l'on croit avoir démontré la fauss eté d'une vue particulière quand on a tenté de déshonorer ceux qui la professent. Sur quoi reposaient les accusations de la presse r éactionnaire, que le parquet tenta un instant de retenir? Sur un fait unique qu e nous trouvons ainsi relaté dans une note du maire du I\'• arrondissement adressée au préfet de police:• Il parait qu'une famille du VIII• arrondissement ... voit avec un vif mécontentemen t qu'un
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