Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

IIISTOIHE SOCI.\LISTE 195 Les cléricaux, eux; brochuraicnl el polémiquaient, quand ils ne trouvaient pas plus expéditif d'ameuter les fidèles contre les propagandistes. L,·s pr,>lcslants, nous l'avons vu, se liguaient avec ks catholiques contre celle nouvelle religion el la Société de la ~!orale chrétienne instituait un prix de cin11c<·nt, francs pour la meilleure réfutation du saint-simonisme. Lès républicains leur élaicnt-ib plus fa\"Orablcs? Ils cu""nl pa.,,,,c sur la religion el ils approuvaient parfois les réformes sociales domanù(-cs dans le Globe, mais ils ne pouvaient acquiescer à la condamnation des principes de liberté, d'égalité cl de souveraineté du peuple, fonnuléc par les saint-simoniens. Car, rapidement, sous l'impérieuse acli,·ilé inldlccluell., d'Enfanlin, le caract~rc religieux du saint-simonisme dominait, jusqu'à l'c•Haccr,l1 1 t'.lracl!!rl.!sucia1qui arnit élé lo fond même de la pensée de Saint-Simon. Le palh.,s 111ysti,1u,•noyait les affirmations sociales, cl la critique Yéhérncnlc du milieu éconouw1u? ,'achevait en crrusions religieuses. D'ailleurs, nul souci de préciser les conditions économiques de l'association à laquelle on inYitail les lraYailleurs, non sans leur avoi,· imposé un assez long noviciat où l'instruction morale et religieuse était plus ùé,doppéc que l'enseignement économique Pl soci,11. Cependant le Globe félicitait fr,'qucmmenl les parlcmentnires libéraux en vue lorsqu'ils montraient quelque souci <lt• la das,c OU\'l'Îèrc.)lais ceux-ci lui ,·n fourni~::,aicnt a-.~cz rarement l'occasion. Citons, parmi ces rarc3 fortunes, un l'loge d'Arago pour son projet d'organisation de l'enseignement professionnel. )lais ùo programme économique et social un peu pr6cis, point, saur dans les lettres qu'un avocat, Dccourdemanche, pr~scnté par )1. G. \\'eill comme un s,1inl-simoni1·nJe l\:Àtéril•ur,qui ne parait pas avoir adhêr.Sà la religion dlc•mi::mf'•, publia, nr" la fin de 1831, dans le Globe. Cc prob,rarnme, exposé sous forme de lcllres au rédacteur, rl..:lumail l'aùolition du l'ridlègù de la Banque de France, l'établissement do nombreuses J,an,1u .; libres, de, lois plus fa,·orables aux commer~ants et moins dures pour lt-s ra,lli,, la sup_ pression des emprunts hypothécaires, la mobilisation du sol, l'impôt progressif sur le r•,·wu cl l'nbulition <lel'hérédit, 1 en ligne collatérale. C'c,l le programme ,konomiquc, libéral cl indi,·idu.,li Lo tlu r~Ji, .,1;.,mc <l'aujourdlrni. On n'y voit J)ilii mêrnû ]a moinùr~ loi prot •et I o llü tra\ ~l;f, bien que l'.\nglclcrrc eût ou,·crt ln voie par les lois <l,• 1802 sur],, tnl\ail Jcs enfants Ct Je 1S~5 i:>Urles a,-.ooialions piof+... ~ionndlus. )lichcl Chevalier n'allait pru;plus loin, mais voyait plus la,;;>.'.D.111•u,1~rlido tr:; remarqué sur le Systi.me médilerra11ém, il traço.it un va·,k plan J,~ travaux pour l't'.:laLlib~l'ntt·nl d~ voies de cornmunil·ation r\•lianL l'I~ul't.,tl à r"Ori.il, par tbcmÎ06 de f,•r t·t baleaux il vapeur, cl as:~ura.nt la <lomin...liùn J..: l'L~u.,t4· ow· la p1msscu,e r.:~,lalil.) du ;of èl lïnerlo d ,poli.sme oriental. , Quand \ïcnnc cl llcrlin, disait-il, s,.ront beaucoup plus ,•o;,;11; <le P,,ris qu·aujuurJ'hui Durdcaux, d qu•>, rdali\\.:tn nt à Pari~,CunslJ.nlin 111 Sll...l lou t au i,lu:5 à la JlSlaw c ai bielle de IJ1 l, J co jo:Jr un imm, Il 1.,!,J,. 0 "' .1.it &::rJ.

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