IIISTOI HE SOCI.\I.ISTE mailrt 1 ::;::;e<lu pouYoir, sans partage A\'l'C lt>1wupl\• eom11w t'n !t:L :-;nn:-p. arla~,· a\·cc la noblcs:"lc t·ornrnc ::;ous la H,•:,laurali11n. 1:,,ntr,•tit•n d,• D,\zai·,I an•,· l.afayrlle fut, dil Louis Blanc,« la :wult• lt•ntatin• \Tainu•nl philo-,ophiquP ul·P Jp l'ébranlcmcnl de juillet: clic dul édwul'r cmrnlH' luul f't' qui \'iPnt a,·aill lïwurc ». PC'ndanl Loule la matinée du31juillel, lt· d,wd'Ol'l,'•arv-.~tyant tH·r,,pt,~ la lirulenancc-généralc du royaume, Lafayellc fut travailil·· tian..; 1,· spri:-, orli•ani:,,l,• par Httmusal, qui. coirfé d'un chapeau ù plunw..;. nuttanlt•:-:-.,.\.,tait improy: ... t• s"n aidt•- de-camp, et par Odilon Barrot.,\ Ch détail;, ~I. Thu,rcau-L>angin aJoul<• que de nombreux émis::,aircs arrivaient du Palai:-.-Hoyal » el quP l'e1n·oyé ÙP"i Etat,-l nis même assurail à Larayetle les préférences de la République amériC'ainc po 11· la solulion orléaniste. On ne sait qui ron~cilla au duc d'Orléans dr mt'llrr fin aux IH~.,!lalion~ dP l.arayC'Ur-cl de décourager du même coup lrs républicains, <1ui rwpou,·ai,~nt rir-n-,tuh lui. Toujours est-il que, dès <1ue la déi,'galion de la Chambre s,• rut rendu<' an Palais- Royal el cul obtenu du duc l'accf'plalion offkit:'11 11 du li lrc f'l dt'-; fonctions tcmporair('s qu"cllc lui ronfiail, la résolution ful pri:,e d'ulh•r t\ la conquête <lo l'llôlel de \'ilh•, iJ la déli,·ranc<• de Lafayellc. Lc corlègP, au dire de ;\1, Thurcau-lJangin, ne payait pa::i dr mi,w. 11 l)"ahor<l un liunbour éclopé, ballant aux champ~ sur une cais-.:c :i dcrni er",·t'e; le:; huissier:; ùc la Chambre en :::,urloul noir,« h1:smieux ,·êtus de la bande» (:,don l'cxprr-;- sion d'un témoin) ; puis le duc d'Ol'l~ans, .sur un chr•val blanc, en uniformf' d'officier général, a,·cc un imnH'nsc ruban tricolor,... ù son cha1>eau, accompag-né d'un seul ai<lc-dr•camp )1. Suivaient qualr~-vingls ùépulé~ environ t( en hahits de Y0Yilf!f' 1>. L'a1Tucil de la Couic fut n:-;:,t'Z chalew·cux au sortir du Palais-Hoyal. 11se rt•froiJit li 111.p:-;uqruc'on entrait dan~ lrs quarLicrs populC'ux cl qu'on s'approchait <le l'llôtcl de \ïllc. On n'entend plus le cri de: \'i,·e le duc ù'Orl,'ans ! mai, l't'lui d,•: Plus de Bourbons! lancé la ,·cille comme un cri de ralliemcnL républicain par Je, ,aint-simoniens de l'Ecole polylcchniquc. ~lais le prince est enlré dans l'l lôlel de \ïlle. Et, soudain, lepcupl<•llp1•r~oil au balcon Larayelle et le duc d'Orléans se tenanl embrassés dans les plis du drapeau tricolore. Cü jeu de scène retourna la roule, ébranlée déjà par l'hé,itation des républicains, et la fixa. Les cris de: \Ï\"è le <lue d'Orléans! se mêlèrent au, c,·:s de: \'i,·e Lafayette! Les choses n'asaicnL pas été loules seules dans 1'11ôlcl de \ïllc. J.c duc <l'Orlêans avait naturellcmenl fait les avances aux répul,licains, pour <ll•!',annrr Jour hostilité. « ~lessieurs, leur avait-il dit en entrant, c'csl un ancif'n gar1..lc national qui fait visile à son général. • Dans ses Jfémoires, Lafayette con le Ir dialogue suivant, qui se serait C11gagéentre lui et le dur : • \'ou~ sa,·rz, lui dit Larayellc{ear Lalaye lie parlca,·cni',·ércnrcdc lui-même, toujours à la lroisit'mc per~onnc), vous savez que je sui~ 1·,•publicain. rl que jf' regarde la Constitution des Elab-l'nis comme la plus parrnilc qui ail ,,,i,té. -Je le pense comme vous, répondit le duc d1Orlt'ans; il est impossiblt' d'u,·oir
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