8 11ISTOI HE SOCI.\LISTE éll' cliarj~{• ~ lnn·ai-.rmblfowt'. Charlt•:, ~ a dû rPtevoir celh- lrll~. rt rlle n'a pro• hoblt.•11u•11t pas élé t•trangè-rC' à la r(:solutionqu,il a prise d'abdiqurr. ainsi <1u<'le dauphin, c•nra,·eur du due d,• Bordeaux ( le comte de Chaml,ord), car il peul C'roiro à pr'ésent que le jeune prin,·c aura un défenseur. Dans la même nuit quo le duc d'Orléans re,·e,·ail au Palais-Royal la Yisile du duc <Ir .\lorlemart, lt• général Lafaycllc rcce,·ail à l'llôtel de \ïll,• l'ell,. du sainls:monicn Bazard. La, le monarque d'hier cl le monarque de demain tentent, l'un et l'aul1'C', d'a::i:;urpr lt? sorl de leur famille, cl cclui•ci amuse <'Ljoue Cl'lui•l~t. h:i, la Répuhlique ,·oil surgir rlc,·ant elle son fils légitime, le Socialisme, cl feint de ne p..1~ lt• rN"011nailrt' . .\lais non : accuser de feinte l'innocent Lafaycllc, c'est trop. :-;ul plus que lui n'ainw lt\ pruplc, mais il n'P:;l capablt. 1 qur d'amour platonique. 11C':-,lsincère lorsque, dan, ,es .llénwires, arrivant à celle date du 30 juillet, il écrit: Le peuplt• de Paris s'est !'ouvert de gloire, cl quand je dis le pnrplc, c'est cc qu'on appelle J,., Mrn:ère::,clu-.st·s d(' la sol'iélé qui, celle fois-ri, ont rt~ lrs prcmi~res ». Barnnl arnil fort hé,il<' a,·ant de ci•dt•raux instance, d'Enfanlin, qui le prt·ssail d'employer s,•s, anciennes relations toutes providentielles• avec Lafay,•ltc pour Meidf'r celui-,·i ù agir, car le désarroi était grand el, il cc moment-là, l'indéCÎ::,Ïons.tt>n1•rale. • \dmis auprt·:, de ~I. Larayellt•, dit Loui~ Ulanc, il lui expo,a s1•s idée~c1ui_n 1ullaicnl pu!-i ù rnoinsqu'à rt\mucr la :-;oril;lé danssesfondements. L'oc- • casion r,t l,clle, disait Bazard à Lalayctlc,el voici que la fortune ,·ous a livré la • loult•-pui"-.ance.Qui \"lHl.s arrête ?Soyflz le pou\"oir,el que par vous la Francf' ...oil « rl•gént;rtt(\ ,.~l.dr Lafaycll(• (·<·ou lait a,·cc unHonncmenl inC'xprimal>le crt homme plu, jf'unc que lui, mais dont la supt'•riorilé inlclil•cluell,• le frappait de rcsp,•,·l. • \'oiei t·ornmt•nl Enfantin raconte t'Cllc entre,·uc dont il n'attendait pas un resultal irnrnédial, nrais dan, laquelle il plaçait l'e,pérant·c qu'elle donnerait t!Ps pri•lcntions aclu!•II,•, du saint-simonisme une idée différente de celle que le public s'en faisait, èl surtout que si•, ,ucccs:,curs, ses /ils comme il le, appl'iail, y pui,,•. raient une inspiration politique dont ils avaient besoin». • Lafoyl'lle, dit Enfantin, le re1·ut très bien, el lui diL de suite qu'en elf,.t la po,ition !'lait trè. dirticilc. Bazard.lui purla au bouLde quelqu,·, instants de la dirl'1lure cmnme !Seulmoyen <lrrnettrr, uu moin~ momf•nlant. 1mPnl, un pru d'ordre • dans cc i:iu·lris; mais l'immuable .lmfrirain Nait •·omplHemenl sourd de !'elle oreille, ••t Bazard ,·il a,srz promptement, non st•ul,•mrnl da:1, Lalaye! te lui-même, mais dan..,tout son L•nlom·age, l1 impo:-,~ihilitéde rien fairt\ qui cûl le :,wnscommun U\'CC des hommes aussi étrangers a la conduite des masses, à la politique. Lafayette avait lulll' J't_)nfinir; :;es prC"min~ mob a Bazard aYaicnl même été:« 1/a fui, si • vous m'"ùle:. à nu tirer de là, vmis me rendre;, un granrl service.» Bazard parlait une langu,• que Lafayette ne pouvait entendre. El puis.ajoute justenwnl Louis Blanc, , il ét.lil trop tôt pour Ullfl reno,·alion sociale•· L'heure de l'or~ani!'lc.'llinn sociale fondt• 1 • !,Ur la transformation de~ rapports économiques n'u,·ail pas encore l-lonné.L'lwurc était au gouvrrnC"mcnl de la bourgeoisie, enfin
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