Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

Il !STOi flE SOCI.\I.ISTI, qui pr~cupC' ~i vivenwnt Jt.,:-:, dt•pulé:s dr la Fra1wP. il dt;darr q11P r.111.,thl•1111• lancé par la ~loricus(' gt•nt.\1•ation dr l ï89 ohlif\lHira unr san<'li,m lo11jot1r'"I, roi-.:-an t,• clan:-il"P...pril dl's prupl1•-; i>. L'arb,torralie nt• sr fait, pas au scrutin ; on a lwau lt-nt,•r '11• rdtur,• 1111P arislo('ratie dC'nai~saner •, IP « colosst"I féodal .,a l'lé 1< ntifü•u tians unP hnL.1il1, 1 dP quaranlP annl•('.;, 11, el le patrona~ htiredilairt' are ..-.•·· dt•1n1i-; l11n'tl"mp-.d,• r,m,·<"nir ù la Fran('c , la soci1•1,·, n'ayant plus de rai"on d'oOèir à d'an1·irrh rl11•f-. qui ont p11rd11 leurs titres cl l,•w•.., droits au comnrnn<h•mt•nl )>. Pourquoi r,wt-il '{t1'1111 .. , ht•l t;Jan de pPrh~··r ait dl'\lit• quPlques moi-; plu-; lard tians l1 1 my... tici~m•• dont f.aul'(l11t. dan., 1t,rnl"rnedi,rours, c..,.,air d~ di..,rrirnin"r ln doclrini•. attaqut"t' ... ur tt.• f'lll'f à la tribun<' dP la Cha.mhrc par l'oroleur liht~ral qui r,·•cl:unail l'abolition ,I" l'IH~n;_ dit1•de la pairir. tout rn "'t~ ddt•ndonl de toutr solidarit1~ an•,~ lt•.,... ainl-..,inwni"n" ! \~r~' .. t- diseu..,..,ionlong-ue cl pa~sinni1t-t•.lla Chambre- dl'S thiput(,., n,ta t•f•ltP aholilion. Quelques jours plus tard, la Chnmhr,, <Ir, pai,-s sonrlionnail. Tr<'iZI' rnc.•mbrcs <1u1lttrt->nl 'Plle a:-:,~cmhlt·t\ l:l l'aUairc ne lit pa~ autr,•mrnt <lehruit. C:11\PITHE 11 1.\ HÉ\"Oll"TIU'\ 1101\S Dl. 1 fl\~(.t Comment ca ...imir P~nt·r entend le princip.-. t,J.-. la non-inh•n·entinn. - lnlr1gue5 orh•,l· nblt.'!i l'n Belgique. - Le rôll• de Talll•yrand à la ronrtirt'nce d,• Londn•..;, - L·<',p1•· dition du mar~chnl Ofrard f'll Bl'lgique. 1)(-monstration na\ ,1l1J dP\·ant Lisl><u111P. - L'ansurred1011 polonaN\: arj.;lo1ratr ... m1hlair1 ... el d,;mo1 rat""· Dt;failc rné,~itahlt•. - Le.s 11htirrt·dion:-, italîennt•.; t'l l'o1·(upataon <l' \nrône. Dès les pN'mi,'rs moments l'altitude ùe Ca,imir Pnier a,·ail ra,,ur,• l'Europ,· <:on-.erYatrit•f'.Son prt•dé<'e:-.,~uravait biPn proC'laml• à maintt·:, rt-pri~t·~Ir pri1wip dt' la non-intcn·enlion, ma.is c'Ctait sur un tout autre ton CjlW désormais ce prîn• eipc allait être affirm,', par des actes el non plus par des paroles. Lorsque Laffill,• faisait en termes !((•nfraux cell~ proclamation, le, libéraux el lrs ré\'olulionnair<'s, qui essayaient un peu partout en Europe de secouer le joug de l'absoluti811w, en tcn• daient que la France ne permellrait pas aux puissances de la Sainte-.\lliance de"' prêler un mutuel appui dans la r<-pressiondes soulhements populaires. En Italie, surtout, les révolutionnaires des duchés el des légations interprétaient ainsi les déclarations du ministère du 2 no\'embrc. Casimir r,,ri,•r agit ùe manière à leur ôter rapidement toute illusion. Les cours européennes, de leur côté, eurent tout de suite le sentiment que le nouveau cabinet Nait résolu à calmer l'ellervescence révolutionnaire de la France et à l'empêcher de déborder au dehor..

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