Eugène Fournière - Le règne de Louis-Philippe : 1830-1848

11ISTOJRE SOCI.\LISTE Jn7 toutes ses fol'ces les ministres de CharlesX à promul~ucr lrs funrsl<":-; urdonnnnr('~ de Juillet. ~lais il sul s'incliner devant J,. fait :ll'l'ornpli el tandis que le tzar, J,,10 d'Espagne cl Je, dur <le )fodènc refusait\nt d(l'rt.lconnaitrcla monarchie impo:si-c par les révolutionnaires français, il sr félicitait. dans un br,•! daté du 2!l sept,•1,:- brc 1830, des« scnliml"nls dont son lrèi-chC'rfils Pn Jé:,;l1s-Chri:--t, le noun·au rui Louis-Philippe, se dh•ait animé pour les éYêques C'l tout J" rl"-,lC du l'l(•rgé . ~lais s'il acceptait la situation pour la Franc<\ Pl IPs i11tt:rl1ldsr l'Eg!:,p chus noire pays lui en faisaient une oblii;:ation à peint' dï,olrr le cle1·g.S,lu r.•,tP d,· I, nation, il était bien résolu à tout raire pour qu·rllP nr s'tilcndit pas au doma·uc d,• Saint-Pierre cl aux lé!(alions qu'y arni,•nt adjoint,,, il's traités dr 181,,. l>an, J,,, l~lats du pape propr<'mcnldits, il n'y eut pas df' mouYcmcnt et l'îm,urrtlction s·• limita aux Jrgations. SC'lonSismondi,Lous les Hornains porlail'nt la tons11r1', laliYrt' · ou la guenille. Un peuple rôduil il cc dC'g:rclh• )para:-.iti-;mfc's-l fcrm•·· ù tou'.'ljes grand-. courants par lcsqurls l'homme manife,lc sa <lii:-nitéel aspire ù d,, plus hauts des. tins. Rome prélevait sa dime sur l'uni\·ers catholique, au... ::.i )p_j irnpùh y l'laienl-ils légers, el, nous dit ~I. Uolton-King dans son llistoire de l'Cnilé italienne,• quand 1cs prix des aliments étaient t~lc\·és, les <'OnrnHmcs était•nl rorc<:es, l'o1linion publique consentante, à acheter des appro,·isionncments et à les ,·encire à un prix de bon marché artiflrirl. Et, pour maintenir it Rome des prix lias. le blé pournit êt,·,, arrranchides droits communaux, mais seul,\mt)nt hn~quïl dcn1it être dirigé sur la capitale». Rome, on le voit, étaiLdemeurée, avec les papes. dans la tradition impériall'. Il faut bien se garder, en effet, de confondre c,•s Yarianlr, dr la sportule naguère distrihuée à la plèbe romaine, faible part des dépouilles de l'uni,·ers co11quis par l'épée, avec les mesures économiques temporaires. telle la loi du maximum adoptée par la Convention parmi les mesures de salut public nécessitées par la guerre intérieure el extérieure. La cour de Home virnnt des lihéralité, des fidèll's du monde entier, iousles Romains, prélats, vakts ou mendiants,dcrnienl amir lpu1· part. Ceux qui étaient au dernier degré de celle échelle de mendicité ne rcl'cvaienl que des miettes, et, nous apprend ~I. Bolton-King, " un juge irlandais qui an1it heaucoup voyagé déclal'ail que les sujets du pape étaient le seul peuple d'Europe qui lut plus misérahle que ses compatriotes». L'activité économique était nulle, et par conséquent nulle aussi l"acti\"ité intellectuelle. Le même pouvoir qui interdisait !"étude de Dante dans les écoh's, d'ailleurs peu fréquentées, déclarait « illégal » !"usage du gaz d'éclairage. JI n·y avait pas d'cnscjgncmcnLprimairepour lrs filles.cl un monsignordisait au marqui:s d'.\zcglio, le grand patriote italien : Cn peuple ignorant est plus facile à gouvrrn0r. •.\la loterie divine, où peu sont clus, le gou,·crnemenl papal ajoutait la Julcri,, \cmporcllc, , endant J',,spérance sous toutes les formes ù ses miséi'ablcs sujets. Et dmnanl le pas aux biens périssables sur ceux de l'éternité, sans doute parce quïl savait cc que valent ceux-ci, le pape les pri,·ilégiait aux dépens de la messe et drs grâces spirituelles qui y sont attachées: les magasins et les cafés étaient hien obli.

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