106 IIISTOII\E SOCIALISTE Philippe, le l'Oid'E,pai:m• ful ,·ile au courant de ce qui se tramail..\ la révolution ,!ans ,on propre pays, il préféra la royauté illégitime en France cl se déclara prêl ù la rN·onnaitrr. Faisant subilcnwnl \·olte-fac{', le gouvcrnrmenL français retira son appui aux rèfugit':::;a, rrêta les envois <l'armes cl df' munitions qui leur étaient. dl•.-.ti111·•s. Trop avancl•:, pour rr.cul('r, lra,·aill,~:, par des divisions, victimes d'un poinl d'honnpur endolori par ces divisions, ils passèrenl la frontière cl furenl. massacrés par les troupes royales. Les prisonniers furenl fusillés à lrun aux cris {11\:\'ive fr• roi absolu ! l ,e mouvemenl de juillcl eul sa réper,'ussion en Allemagne, nous l'avons Mjà ,·u. ~lais l'altitude des lihfraux el des républicains français,lcur incessante rcvendiralion de tous les pays germaniques ,ilués sur la ri,·o gauche du Rhin furenl hahilemenl exploités par le< princes de la Conféclflralion, qui sm'<'nl exciter le palrioli!-inHl all•lrnand C'n rapp(•lanl lrs invasions nnpoléoniennc::i. Plw,icurs d'cnlrr rux promir,•nl urw <.'nnslilution, rl ils ('Urcnt la paix. Il n'rn fut JHh dP 1rn}mf' Pn ltalit•. où la domination étrangère la plus récente, ..,,11,,qui durait ,,nrorP, <'lait naturellemcnl la plus délestée. La révolution de 1830 y fut Ir ~i~nal c1·111l1lH111vPnwnt d,, ,·onspirations rt d'l'rncutes qui s't'.•lrndit à toutr la pf;nins11l1\L. a, il y n,·a..it unil1; ahsolur dans la pensée directrice, le patrio• ti-.rnP l'l li• libfrali-,mr PnvPloppait.•nl d'une haine commune le:, .\utrirhiens, le pape Pl l(•sBourhons d,• \aplt•s el dl' P..irnw. Ll' reru~ qu,, fit 11' duc de .\lodènr de r,,con• nailrP l.onis•Philippf'\ pu~ionna l'ltaliP. Partout on rriait: Imitons les Français! rt hi\·llti>I l'insur-rPrlion ttrlata a \11,dl·ne,à Pl•rouse, :'l Ancône, à Bologne, et tenta di• gagrwr la l.omburJie. On ,ail quo Il•, traité,.;., 181~ avairnl divis,• l'llalic du Nord en une poussière de duehés ('l de pri,wipauh's, sauf la Lombardie cl la Vénétie placées sous la domination aulridlirnn, 1 , ('t le Pit.imont. gouverné par la mai~on de Savoie. C'était en r,·alil•• I' \11lrid1e rnailres,e de Loule rellc région de la péninsule. L'absolutisme y élail tatillon, bigot el féroce, opposanl une r(•sislance à la fois bureaucratique cl militaire à loul e--or de la pensée el de l'action. Du !ail que celle région élail morcelée en lanl de sotl\·erainclés nominales, il fallait dix pa,,eporls pour faire un rnyag,• de cinquante lieues. Le douanier el le policier élaienl les rouages grinçants cl nombreux de celle lourde machine de despotisme. L,•s prisons d'Autriche, de Lombardie, des duchés, élaienl peuplées <le libéraux' el de patriotes. Certaines de ces prisons, le Spielberg notamment, onl acquis à celle époque une sinistre re• nornm{•p qui dure encore. \lême r(,gime ;\ :Xaple, cl en Sicile; mais l'indolence de ces populations méridionales, ll•ur faible activité économique cl leur longue hahilude du despotisme le leur rendaienl plus lol,•rablr sous une monarchie qu'ils s'étaient accoutumés à consir!t'rer eomme nationale. Les mou,·ements libéraux y lurent isolés et sans 11rande ,·onséquence, sinon pour leurs auteurs, qui lurent t'railés avec rigueûr. La papaul,•, rentrée dans son pou\'Oir temporel à la chute de Napoléon, aggra• vail, s'il csl possible, le régime imposé à I' l talie du ;,,iord. Pie VIII avait poUAé de
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