HISTOIRE SOCIALISTE î3 sées, ses merrnilles, ses splendeurs, el se vautrer clans celle cilé mauùile. Enfin, après une nouvelle el insislanle démarche, au cours de laquelle on disposa. dit-on, d'une partie de l'argent cl'Ouvrard, le feld-maréchal se montra plus conciliant. Les bases de l'armistice furent arrèloes. On se réunil à Sainl-Cloud, el la signature de la France, par la main du ministre des Affaires Étrangères Bignon et p1r la main de Davousl, ful apposée au pied de ce document. L'armée quillail Paris pour aller se réfÙgier derrière la Loire. On livrait Saint-Denis, Saint-Ouen, Neuiliy, Clichy. On permellail à la garde nationale de veiller à la _sécurité de la ville. On garantissait les propriétés privées, el, ~auf les musées el les édifices servant à la guerre, tous autres bâtiments ... Ainsi Paris fui livré par Dav0usl qui, avanl môme la nomination de la commission d'armistice, avail olîert lui-môme la cessation des hoslililés à lllücher, el qui en avait reçu une lellre injurieuse où le feld-maréchal allail jusqu'à lui rappeler, par voie d'insinuation, les spolialions donl lui, Davousl, élail accusé de s'êlre enrichi à Hambourg! Paris 6Lail livré par les généraux superbes! Que la na lion ail frémi de la guerre, en ail soulîerl, en ail eu l'horreur, ail mauàil ce fléau, c'était juste, c'était bien. Mais ces maréchaux qui s'y étaient enrichis, cesroluriersqu'elleavail élevés au-dessus de l'arislocralie ancienne, ceux qui lui rtevaienl tout, c'élaienl ceux-là qui maintenant fléchissaient le genou. Pouvait-on, contre Loule l'Europe, emporter la victoire déllnilive? Evidemment non. Mais il y avait l'honneur; il y avait même l'intérôl. Car on pouvait Lenir en échec les puissances, el par la vaillance préparer à la diplomatie de plus honorables issues. Paris était livré. Pour éviter ou pour alténuer les froissements de l'orgueil nallonal, Fouché qualifia de • convention » celle capitulation. )fais après l'avoir signée, il fallait bien l'exécuter, el le premier acte à accomplir c'était de faire rétrograder l'armée. Celle-ci refusa. Une agitation dangereuse commençait à poindre. ~lais, sans cher, en proie à des généraux sans renom, el qui même lui refusaient leur épée, elle se débanda. Elle réclama sa paie en retard : Lafflle olîril deux millions sur gage, el l'armée, enfio payée, quilla Paris, alla, sans comballre, se masser derrièl'C la Loire. La proslralion était telle qu'aucune proleslalion notable ne se Ill jour dans celle population de 700000 âmes, dont la plus riche partie sollicilail l'étranger, dont b plus pauvre, sans armes, ,an$ ùireclion, se serait ballue, mais ne pou vail vivre dans lïncerlilude, el s'avilissait dans celle atmosphère de lâcheté. C'est dans celle ville que Blücher fll son entrée : ses troupes, arrivées par la rive gauche, passèrent le pont d'léna, délllèrenl sur la rive droite, laissant sur leur roule des détachements, contournèrent la Bastille, et revinrent, en sens inverse, ju,qu'aux Champs-Elysées. Elles logeaient chez l'habitant : celle condition avait été exigée par Blücher. El le Parlement? Le Parlement discutait. La Chambre des pair,, pré-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==