HISTOIRE SOCIALIST" Comment la justifier, en elîel? Dès ravènem~nt du ré,ime, en 1811, en 1815, le roi a1ait renconlré des ré:;istances. li pouvait en redouler la longueur et la puissance. Le prestige exercé par la force impériale, le souvenir de sa splendeur, même déchue, tout cela pouvait inquiéter la monarchie. De vieilles rancunes deman laient :\ ,'a"ouvir; <les émign1< revenaient les mains vides, la tête blanche, le cœùr e111pli d'une lnine farouche ... Dans cel état, un roi, un régime avaient pu peut-être faire appel à des mesures de réaction, mesurer la liherté, ru~rr avec lJ Charte imp0sée. ~lais, depuis, q11'a1·aitfait la France pour mériter !1u'o11la meurtrll t'ncore? Elle avait ,1Iu de, libéra•n, envoyé à la Chambre drs royalistes (•quilihr(•s et rnges, voulu prendre an sérieux le système repri•senlalif clont, d'une main avare, le régime !"avait doté. ~lais, cc faisant, elle avait e,ercé son droit reconnu par le roi lui-mêrne. F,tllait-il qu'elle rcxerçt\l, pour gagner ses faveurs, dans le sens imposé p·,r ses préfets'! Alors, c'élail le rlespoli,mr ancien aggravé de l'hnocrisie co11slilulionnrlle ... ·routes ce, r,•flexions amères vinrent à l'esprit de lous, et 1>lus d'un roy,1li;te sincère senÎit se de-tacher de son cœur l'amour fidèle rt loyal qui le portail il défendre Ir. roi. D'autant que, si jusqu'ici Charl!•s X avait éLCt,enu au-desw, des fautes ministérielles par la constante pPnsée du peuple, en ce jour il rlevrnail personnellement responsable, ayanl congéditi lui-même, san; 111,•nirl'apparence d'un vole de la Chambre, des minisl'.es qni formaient, par une sélection choisie, un groupe d'hommes de cullure élevée, de talents a,souplis et divers el de connais-ances étendue;. Le déll éclatant que la seule formation de ce ministère contenait en elle fut entendu el compris. Une révolte, sourde d'abord cl qui va devenir plus sensible, y répondit. A Loule occasion, le peuple cl l t bo11rg,•oisie, la pensée el le travail. les intérêts el les conviction,, lout ce c1ui conslilue la solidité el la splendeur d'un pays, tout prolestail. La Fi!yelte Lravers'l la France de l'Auvergne à Grenoble, de Grenoble à Lyon, au milieu d'une haie cl'arlmirateurs qui acclamaient en cc vieillard debout le souvenir ancien de la Consliluante el revoyaient dans ses yeux, encore vif.,, 1,s lueurs pre·11ières clrs jours révolutionnaires. Pendant ce Lemps, le ministère se livrait à toutes les dissensions intestine•. M. de La Jlouràonnaye, s'opposant à la no:nination d'un prés:denl du Conseil, de peur, $ans doute, que ce président rot un autr<· que lui, donna sa démission dès que M. de Polignac, avec raison cl'ailleur,, en ,oulul imposer un. Celte sorlie violeole ne peut pas cependant èlre ültribuèe uniquement à la question de la présidence. M. de la Jlourdonnaye élait demeuré un des rares royalistes gallicans, ennemi de la congrégation, hostile à l'empièlcmenl du pou1oir religieux de la Sôciélé de Jésus sur le domaine législatit. Sans doute, de sourde; inlrigu1•;
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