René Viviani - La Restauration : 1814-1830

11ISTO IR I': SOCI Al,ISTE: du projet de la commission. r.e projet, hostile après toul à celui que, par l'organe de ses miuislres, le roi soutenait, fut allaqué par Sirven, Duvngier de Hauronne, Pasquier, Decore5, M. de Richelieu. Mais nul ne dë,-eloppa avec plus d'ampleur les argument~ philosophiques que Royer-Collard, el les arguments politiques avec plus de force incishe el nerveuse que M. de Serres. • Comment (rapper un homme parce qu'il s'est rallié le 2:2mars à minuit el r~pargner parce quïl s'est rallié le 23 mars à midi? Ainsi le prélet de Seine-et-Oise, plus rapproché de L'empereur que celui des Pyrénées-Orientales. uniquffllent pour cela el parce qu'il se sera rallié plus tôt que son collètlue, sera lrapp6 el l'autre aura les faveurs royales! • L'argument était inélucln.Jile. cc On con.Jl:;que après avoir concl.amnécl en,uile on condamne pour conDsquer ... • A cette phca,e lapidaire se reconuall la !orle pensée de Royer-Collard. Et ~l.de Serres suppliait la Chambre d'écarter la conDscation. • Notre trésor e,t pam:re ... qu'il soil pur! c·esl en enlrclcnant au sei.n de la nalion dos. sentiments noblus el généreux que vous l'enrielùrez ... • Mais aucun& de ce3- raisons, aucun de ces appels, ni l'ruigumenlation juridique, ni l'élévation morale des idées, rien ne pou rait entamer ce bloc ,iranl de rancune.set de haines dont M. Corbière tut l'orateur iolransigeant et éloquent. En vaio )1. de Richelieu laissa tomber celle haute et mélancolique leçon : K En vérité, je ne 1ous comprends p ,s, aTec vos haines, vos re,scolimenls, voir passions qui ne·peuvenl amener que de 11ouveauxmalheurs. Je passe tous lesjoursde,anll'hôlel qui a apparteuu à mes pères: j'ai vu les terres immenses de ma famille dans les mains de nou,veaux propriétaires; je vois dans les musées des tableaux qui leur onl appartenu. Cela est triste, mais cela ne m'exàsp~re ni no me rend implacable. Vraiment, vous me semblez quelque(ois fous, ,·ou~ qui Mes re,lés en France. • Ecrasé sous cette apostrophe, li. de Villèle ne put répondre, en dépit de son balJilclê, que pour récl11.mer., une manière de gouverner plus rossuraa.le ». Mais 4uïmpoclait la parole? La commission réclamait les vaincus, el lejou~ allait venir où il faudiait les lui livrer. Soudain ~- de Richelieu quille La ,aile avec M. Decazes el va, trom-er le roi. A son retour, une tranroclion est olienle : le roi accepte la, con0scation, il accepte de substituer le mot • descend.lots • au mot « enfants •· el d'élargir ainsi la proscription des Bonaparle, mais c'esttout Richelieu plaide la cause des régicides, invoque la clémence de Dieu, celle qui sorl d'une Lo111hc!La/royauté)demeure insensible; on vole, non sans qu·un dépulé de () h'. <.y> ,T< :-iîrnes ail demandé ramoiilie pour Trestai:lloa.s el ses complices. Enfin l'article élablissanl les catégories (digiü Laires, préfets, généraux, dépulès ayant accepté l'acte a•ldilionnel) est rois a.ux voix. li. Duvergie~ d~ llauranne ràelame la question préalable; elle est mise aux voix au milieu. crun silence pénible et volée par 18i conlre ii5 voix ... Quant aux régicides, ils Curent

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