IIIS1'01HE SOCJALJS'l'E ~ 1. - Cr que nous appelons lrs « principes», ('·est-il-dire les motif, donnés comme ayant déterminé la conclusion du Concordat, ,r trouvent dan~ le préambule de cel acte. Ils lui donnrnl d" suitr l'apparence d'un contrat synallagmatique, puisque les deux parties déclarent qnïl esl passé • tant pour lr bien de la rrlioion qut• pour t,, mai11/ien rlr la tra11quillü1' i11térie11r.r• Quant à savoir lequel !les deux ~ouvoirs a en réalité le plus gagné, c·est un poinl que nous mellrons complèlemrnt en lumière par la sui le de ce chapitre. La seule histoire des négociations l'a du reste déjà fait entrevoir. J,n tous cas, la prépondérance nouvelle de l'Eglise catholique romaiue nous apparall dès les premiers mols absolument affirmée : • lr 0011vemcmr11/ d,· la 1/ipu. blique reco11nal1 que la rrlioion mtlwlique, apostoli11ur et romaùw r,t la rl'/igion de la yra11dr majoritt' des citoyens fra11çais "· Lr projet présent!' par Bernier, après acceptation de Bonaparte, le :?onovembre 1800, portail clans l'art. 1" de son neuvième litre« ... le gouvernement déclare que la religion catholique, apo:;lolique el romaine est la religion de l'Etat ». Il semble qn(' ce soit après ses succès contre l'Autriche, après Hohenlinden, que le Premier Consul relira celle proposition de faire la religion romaine religion d'Etat. Les négociateurs romains ne purent, en tout cas, pas obtenfr plus que œ ciue rorle le texte définitif, el c'est déjà énorme si l'on veut Ilien r('marquN· quïl frappe le premier coup au régime de la séparation. Ce régime, en effet, ne s'occupe pas du dénombrement des adeptes qui suivent telle ou telle religion. Toutes sont libres, toutes, par conséquent, sont dans une situation égale au point de vue de la loi. Du reste, Consalvi, après una guerra terribile eut cette satisfaction de mettre dans le texle que les consuls faisaient • profession particulière• du culte catholique'· Cette déclaration, dont Joseph Bonaparte el Cretet ne voyaient pas la nécessité et dont ils discutaient l'importance, était capitale aux yeu, des envoyés du pape parce qu'elle était la revanche sur les gouvernants « philosophes • el athées, snr les hommes dr la Révolution. Henri IV s'était fait papiste pour gagner Paris, Pie \'Il faisait Bonaparte catholique romain pour gagner la France. A plusieurs reprisrs pendant les négociations, le Premier Consul n'avait-il pas dit qu'il Nait prt'l à prendre une religion quelconque el qne la France suivrait'/... [l dès lors, l'Eglise pouvait bien accorder que l'on di rail arl. 8) à « la /i11 di· /'of/ir,• divi11dans touli's les églises catlt0tiq1w, : Oomi11e, .salvam fac 1/empublicam; Domine, salvos fac co,mtle.,. » La France vaut bien une prière·! § :!. - « La religion catholique, apostolique el romaine sera librement• exercée en France; son culte en sera public, en se conformant aux règlements t. L'arl. 14 SLipulait.que si )'un dH auece111uri\ de Bonaparte n'était. pal{ catholique, il f:rndr:üt une nou•elle con-.ention pour r4gler la nomination des fl.vêque-.;.
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